Biutiful

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Réalisateur :
  Alejandro González INARRITU
Acteurs :
  Javier Bardem, Maricel Álvarez, Eduard Fernàndez, ...
     
Genre :
  Drame
Durée :
  2 h 15
Date de sortie :
  20/10/2010
Titre original :
  Biutiful
 
Note "critique" :
  2,86
 Classement 2010
  15 / 123

Résumé :
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Atteint d'un cancer, Uxbal va mourir. De douloureux souvenirs d'enfance, la forte dépression de son épouse, le désir de protéger ses deux enfants, les clandestins qu'il exploite : l'homme erre dans Barcelone, ressassant la noirceur de sa vie. Javier Bardem : Prix d'interprétation masculine au festival de cannes 2010.
.O.

Xavier
@ @ (+)

.O.
26/10/2010
Le titre m’intriguait, la bande annonce assez pessimiste aussi mais le réalisateur, souvent acclamé par la critique n’avait jamais jusqu’à présent su m’emporter dans ces histoires très (trop) dramatiques que ce soit dans « 21 grammes » ou « Babel ».

Ce « Biutiful », beaucoup moins éclaté dans sa narration nous donne à voir un homme qui erre dans une ville de Barcelone à mille lieus des clichés « cartes postales » : le climat est morose, la lumière basse et l’ambiance lourde. Les rapports entre les hommes sont sur la même tonalité : on aide l’autre quand il nous sert, chacun survit en exploitant l’autre… si vous comptiez voir le soleil et vous remonter le moral avec une petite toile de cinéma, changez immédiatement de salle !

On pourrait penser que le film est complètement déprimant, et il n’est pas loin de mériter ce qualificatif mais l’absence de fioriture, la volonté de dépeindre un monde réaliste avec un homme qui tente de remettre de l’ordre dans sa vie mais qui, malgré ses bonnes intentions, se prend les pieds dans le tapis, donne au film une énergie désespérée loin d’être désespérante.

Est-ce du à Javier Bardem, récompensé à Cannes d’un Prix d’interprétation ? Peut-être mais pas seulement : si son air abattu me dérange moins qu’un Benoit Magimel perdu dans ses « Petits mouchoirs » ou un Romain Duris horripilant dans « l’homme qui voulait vivre sa vie », cela ne justifie pas vraiment ce prix qui, à mon humble avis, aurait du souligner la performance de la bande d’acteurs de « Des hommes et des Dieux ». En se faisant presque « oublier », Bardem s’insère au mieux dans un casting d’illustres inconnus (enfin, pour moi) qui permet au film de s’inscrire dans la vie de « tous les jours » ce qui amplifie son message, renforce les petits moments de tensions et nous fait vivre AVEC le personnage et non rester tranquillement dans le confort de notre fauteuil de ciné.

Bref, ce « Biutiful » est âpre et il ne conviendra pas à tout le monde mais j’ai été embarqué dans cette histoire qui me réconcilie un peu avec les salles obscures après un mois d’octobre des plus déprimants (si on excepte « The social network » bien évidemment).
.O.


Première :
¤ ¤ ¤
 
Studio / Ciné Live :
# # #
.O.
Loin de toute condescendance larmoyante, il mêle réalisme cru et ambiance surnaturelle (Uxbal est aussi "accompagnateur de morts"), ce qui permet à ce chemin de croix de ne jamais perdre de sa dignité, même si l'accumulation des drames rend sa dernière partie moins forte car trop redondante. On oublie cependant ce défaut à la simple évocation de l'interprétation tout à la fois puissamment humaine et profondément christique de Javier Bardem, saluée par un prix d'interprétation mérité à Cannes.  
.O.

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