Loving




 
Réalisateur :
  Jeff NICHOLS
Acteurs :
  Ruth Negga, Joel Edgerton, Will Dalton, Terri Abney, Alano Miller, Chris Green, ....
     
Genre :
  Drame
Durée :
  2 h 03
Date de sortie :
  15/02/2017
Titre original :
  Loving
   
Note "critique" :
  3,00
 Classement 2017
   

Résumé :
.O

xx
.O.
Mildred et Richard Loving s'aiment et décident de se marier. Rien de plus naturel – sauf qu'il est blanc et qu'elle est noire dans l'Amérique ségrégationniste de 1958. L'État de Virginie où les Loving ont décidé de s'installer les poursuit en justice : le couple est condamné à une peine de prison, avec suspension de la sentence à condition qu'il quitte l'État...
.O.

Xavier
@ @ @

.O.
17/02/2017
Avec Jeff NICHOLS c'est du quitte ou double : "Mud, sur les rives du Mississipi" était solaire de bout en bout tandis que "Take Shelter" et "Midnight Special" m'avaient laissé de marbre contrairement aux critiques qui semblent aimer passionnément l'œuvre du bonhomme.

De mon côté je crois qu'il va exister la "règle des films pairs" car ce "Loving" m'a convaincu, que ce soit par sa bande annonce qui laissait présager du retour en forme du bonhomme avec quelques moments "tendus" ou par le film dans sa globalité qui choisit, au contraire, de désamorcer quasiment l'ensemble des situations.

Pas de Ku Klux Klan, pas de passage à tabac, pas de voitures plastiquées ... le film est anti spectaculaire au possible à l'image du rôle principal masculin qui aurait bien mérité une petite statuette pour saluer l'interprétation (qui l'a eu à Cannes ? Shahab Hosseini dans Le Client ? pas convaincu de la justesse de ce choix... ).

J'ai trouvé beau ce couple dans lequel l'Homme est dur au mal mais n'est pas tout muscle en avant, seul contre le reste du monde et prêt à l'Impossible. Non, il ne cherche qu'à assumer son rôle de mari puis de père, sans chercher à renverser l'ordre établi mais simplement en vivant selon ses principes. Elle est plus battante mais pas belliqueuse pour autant : l'état attaque ses droits fondamentaux ? Elle se défendra, sans chercher la médiatisation, sans chercher la guerre, mais en utilisant les rares possibilités qui s'offrent à elle.

Un combat "sans arme, ni haine, ni violence", un combat épaulé par des associations des droits civiques qui montrent ici leur pleine utilité : utiliser le droit pour défendre les droits. Le combat du pot de terre contre le pot de fer est symbolisé par un rythme lent qui fait penser à celui des vagues qui viennent petit à petit grignoter la côte. Aucun coup de boutoir, pas de longues tirades dans les prétoires, pas de faux suspens censé tenir en haleine le spectateur inattentif, juste un mouvement lent, celui de ce couple qui ne prétend qu'à une vie tranquille.

Bref, je n'ai pas la sensation de pleinement défendre ce film mais j'ai vraiment aimé ce portait, cette histoire et la manière dont elle est racontée. Une belle surprise qui, je l'espère, sera partagée :-)
.O.


Première :
¤ ¤
 
Studio / Ciné Live :
# # # #
.O.
"Loving" a cette qualité majeure de ne pas plus verser dans le pathos que de s'attarder sur l'inacceptable de la situation.
.O.

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