Chez nous




 
Réalisateur :
  Lucas BELVAUX
Acteurs :
  Emilie Dequenne, André Dussollier, Guillaume Gouix, ...
     
Genre :
  Drame
Durée :
  1 h 57
Date de sortie :
  22/02/2017
Titre original :
  Chez Nous
   
Note "critique" :
  2,16
 Classement 2017
   

Résumé :
.O

xx
.O.
Dans le Nord de la France, une mère célibataire, infirière dévouée, se laisse convaincre de briguer la mairie au nom d'un partie d'extrême droite.
.O.

Xavier
@ @ (-)

.O.
03/03/2017
Lucas Belvaux ? Un réalisateur à la trajectoire descendante :-/ J'avais adoré sa trilogie "Un couple épatant", "Cavale", "Après la vie".... j'avais beaucoup aimé "38 témoins" ... j'étais passé à côté de "Pas son genre" et voilà que débarque "Chez nous", son dernier film précédé d'une sulfureuse réputation. Il faut dire qu'arriver sur les écrans en plein pendant la campagne pour le premier tour de l'élection présidentielle avec un film ouvertement politique est un joli pari, surtout quand on s'attaque au Front National qui, pour la première fois, est donné comme quasiment assuré d'être au second tour sans que cela ne créé d'onde de choc dans l'opinion.

Qu'est-ce que mon réalisateur belge préféré pouvait faire de ce matériau de départ ultra riche ? Un grand film ! Enfin, je l'espérais... Le résultat n’est, malheureusement, ni bon ni vraiment mauvais : il manque de hauteur, de réflexion, de finesse ce qui constitue une véritable déception.

Peut-être que le film gagnera en profondeur avec les années mais, pour qui suis l'actualité, le film fonctionne comme un Memory : il réactive de nombreux épisodes de la vie politique dont on a entendu parler et les enfile comme un collier de perles. Tout sonne juste mais rien n'interpelle vraiment : les acteurs, André Dussolier en tête, sont parfaits mais le film se plante dans le portrait du personnage du leader du parti d'extrême droite (qui est une mauvaise imitation de Marine Le Pen) et l'histoire avec Guilalume Gouix est parfois tirée par les cheveux.

A-t-on du mérite à convaincre ceux qui sont déjà convaincus ? Cette phrase prononcée par Stefan Zweig dans "Adieu à l'Europe" est celle reprise par ma chère et tendre en sortant de la salle. Elle résume parfaitement la sensation qui domine lorsque le film s'achève après une fin précipitée qui donne l'impression qu'une bobine a été oubliée (expression à revoir à l'heure du numérique... donc désolé, mais je me rabattrais sur le stagiaire au montage du film qui a du s'embrouiller et effacer quelques dizaines de minutes !).

Le film avait l'occasion de réfléchir à ce vote qui a gagné en crédibilité ces dernières années : de vote honteux, il est passé à un vote contestataire et aujourd'hui à un vote complètement assumé dans la vie de tous les jours. Comment s'est opéré ce glissement ? C’est ce qui aurait été intéressant et le film s'aventure dans cette direction au départ mais très vite on sent que les scénaristes n'ont pas su s'y tenir, n'ont pas eu envie de réfléchir mais ont préféré "l'action" marquante et la diabolisation directe de ce vote.

Un exemple ? La copine qui dit qu'elle s'est faite agressée par 5-6 gamins à peine ado et qui accuse la poussée de l'extrême droite dans cette attitude. Le personnage principal se trouve bloqué et ne sait pas quoi répondre. Pourquoi ne pas lui demander ce que doivent penser ceux qui se font agresser par 5-6 gamins à peine ado quelle que soit leur couleur de peau ou leur origine ? Le film ne cherche pas à débattre et dans ce sens il se loupe. Le personnage du petit copain retrouvé des années passées est à l'unisson : il aurait permis de montrer qu'on est souvent catalogué car rattrapé par son passé quel qu'il soit mais comme si cela ne suffisait pas, il continue à fréquenter les milieux les plus débectant.
Le film passe son temps à esquiver les discussions pour n'assener qu'un point de vue. Je me dis qu'étant convaincu d'avance, j'ai trouvé ça lourd donc je ne vois pas comment le film pourrait toucher et faire réfléchir tous les spectateurs. Un coup d'épée dans l'eau ? oui... mais avec une belle troupe d'acteurs qui sauvent le film du naufrage. Dommage que les scénaristes n'aient pas été au niveau :-(


.O.


Première :
¤ ¤ ¤
 
Studio / Ciné Live :
# #
.O.
Trop explicatif par moments, trop elliptique à d'autres, "Chez nous" n'offre pas le relief attendu par l'originalité de son sujet.
.O.

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