Tale of Tales




 
Réalisateur :
  Matteo GARRONE
Acteurs :
  Salma Hayek, Vincent Cassel, Toby Jones, ...
     
Genre :
  Fantastique
Durée :
  2 h 00
Date de sortie :
  01/07/2015
Titre original :
  Il Racconto dei Racconti
   
Note "critique" :
  2,33
 Classement 2015
  3 / 145

Résumé :
.O

xx
.O.
Trois royaumes voisins sont gouvernés par des reines et des rois pétris de vice. Entre sorciers, ogres, fées et autres personnages magiques, une libre interprétation des comtes de Giambattista Basile sur fond d’humour très noir.
.O.

Xavier
@ @ @

.O.
05/07/2015
Pendant un quart d'heure (à la louche !) je me suis demandé ou j'avais mis les pieds, le début du film frisant le n'importe quoi prêtant le flanc à toutes les critiques possibles : le pseudo maître de la destiné, la vierge pas vierge, et entre les deux la première quête vraiment pas terrible qui voit le roi sans peur faire de la plongée sous-marine sans bouteille, se faire estropier mais remonter par l’opération du Saint-Esprit puis un ami du T-rex échappé de Jurassic Park nous donner envie de se prendre pour un Expert en disant "d'après la rigidité cadavérique et ces papates tournées vers le haut (!) il est mort il y a moins de 3h !".

Non, vraiment, le monde du conte et moi, ça fait 2 et je crois que je suis un peu trop rationnel pour me laisser embarquer par autre chose que les Disney, Shrek & Cie et j'ai beaucoup de mal quand le scénario essaye de transposer de manière peu subtile les contes anciens à la réalité (et je repense à une amie qui m'a fait découvrir un de ses films préférés, "le Tigre et la neige" avec Begnigni, qui m'a laissé complètement de marbre et son analyse "on a aimé/pas aimé ce film EXACTEMENT pour les mêmes raisons" qui prouve que je ne dois pas être très con(te)patible avec ce genre...).

Tout était en place pour obtenir un super nanar avec grosses bestioles & cie et je m'excusais auprès de la copine de galère a qui j'avais proposé ce traquenard non prémédité (puisque je ne m'étais renseigné sur rien, seules les critiques aperçues comme enthousiastes sur ce forum et un titre aguicheur m'ayant fait choisir ce film) mais qui risquait d'être long, très long.

Pourquoi le sentiment, plus que mitigé, s'est peu à peu transformé en un assentiment plein et entier ? Ce n'est pas grâce à la musique d'Alexandre Desplat qui reprend des débuts de thèmes connus pour les terminer en mode "ah non ce n'est pas le même" ce qui ne m'a pas du tout convaincu... Heureusement les paysages et château font, à eux seuls, tout le boulot et j'ai regretté de ne pas avoir plus de moments de contemplation, ce qui aurait pu être enquiquinant pour le spectateur posé dans son siège de cinéma, mais de nombreux endroits m'ont donné envie de les revoir, de me poser dans l'herbe et de regarder ces décors qui incitent l'esprit à vagabonder et rebondir sur les différentes actions passées à l'écran.

Coté acteur c'est pas mal mais je me suis dit pendant tout le film que le Roi ressemblait beaucoup à Vincent Cassel et j'ai bien rigolé en voyant qu'effectivement c'était lui... on peut le grimer de toutes les manières, le mettre dans un obscur film russe en général qui n'apparaît que 3 scènes, il est toujours reconnaissable, c'est amusant mais ce serait quand même plus simple de le dire dès le générique de début, non ?

Alors qu'est-ce qui m'a convaincu ? Comme toujours l'histoire qui se met en place : il ne faut pas être trop fleur bleue pour apprécier "Tale of Tales" car Matteo Garrone et ses scénaristes n'épargnent personne et sa foi en l'être humain semble bien faible : hommes / femmes, jeunes / vieux, l'amour en général, les relations parents/enfants... au final, la seule forme de relation humaine qui ne se termine pas dans le sang, les larmes ou la douleur est celle d'amitié, pure et sincère, celle où l'on n’attend rien de l'autre mais ou l'on est prêt à tout donner (ce n'est pas censé être la même chose entre mari et femme ? Je laisserai de plus expérimenter que moi répondre :-)).

Les défauts inhérents au genre qui voit, pendant 2h20, trois histoires entremêlées (ce qui donne des rythmes différents et un intérêt inégal) passent au second plan et ce tir au pigeon généralisé m'a complètement embarqué : pas de bons et de mauvais, que des envies qui seraient "compréhensibles" si elles n'étaient pas menées de manière si extrême. À ce titre l'histoire de la jeune Violette est un modèle du genre ou tous les personnages peuvent susciter l'empathie ou la répulsion.

Bref, j'ai l'impression de mal parler de ce film puisque les points négatifs semblent surpasser les points positifs dans ma critique et je veux bien croire qu'il suscitera plus facilement le rejet (j'ai entendu l'atmosphère qualifiée de " bien trop souvent malsain" et le film être "too much avec son côté hyper sanglant") que la profonde adhésion mais pour moi il constitue une excellente surprise !

 

P.S. : J'ai peut-être apprecié le film grâce à ma faible culture cinématographique : les réalisateurs cités par le critique de Ciné live ne me sont pas familiers (oui, honte sur moi) et donc ces "citations" ne m'ont pas gâcher le film !
.O.


Première :
¤ ¤ ¤
 
Studio / Ciné Live :
#
.O.
Mais à trop citer Lynch, Jodorowsky, Greenaway ou Pasolini, le film devient un patchwork foutraque, long et trop éclaté pour être honnête, malgré les efforts de Salma Hayek et les apparitions furtives de Vincent Cassel. Au final, on est loin du conte.
.O.

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