Le monde de Nathan




 
Réalisateur :
  Morgan MATTHEWS
Acteurs :
  Asa Butterfield, Rafe Spall, Sally Hawkins, ...
     
Genre :
  Comédie dramatique
Durée :
  1 h 50
Date de sortie :
  10/06/2015
Titre original :
   X+Y
   
Note "critique" :
  2,50
 Classement 2015
   5 / 145

Résumé :
.O

xx
.O.
Nathan souffre de troubles autistiques. Ses relations avec les autres sont compliquées. mais il est surtout doué en mathématiques et son professeur l'incite à participer aux prochaines Olympiades internationales de mathématiques à Taïwan.
.O.

Xavier
@ @ (+)

.O.
18/06/2015
J'ai vu "Le monde de Nathan" passablement énervé par une journée qui a, au moins, eu le mérite de me rappeler que s'investir au collège n'amène qu'une reconnaissance nulle de la part de la direction et qu'il vaut mieux que j'occupe mon temps à mes loisirs plutôt qu'à le perdre en activités chronophages mettant en avant les élèves et le collège...

Alors que je n'ai vu qu'un film lors des 30 derniers jours (il faut dire que le programme ne me faisait pas planer et la période de bouclage de l'année ne laissant pas trop de temps...) j'ai donc recommencé mon programme ciné avec un film sur... les maths. Oui, je suis un poil masochiste car le sujet est rarement traité de belle manière au ciné mais j'étais curieux de voir le résultat et si le film n'est pas sensationnel, il a suffisamment de qualité pour que je ne regrette pas mon choix.

On passera sur les acteurs qui ont eu la TRÈS mauvaise idée d'avoir une tête qui me revenait alors que j'étais incapable de savoir où je les avais vu (le gamin avec ces yeux ultras bleus était dans "La stratégie Ender", la mère et son visage bien reconnaissable était dans "Paddington" et le prof de maths version barbue était dans "Le dernier pub avant la fin du monde").... leur jeu est malheureusement très académique et les attitudes du gamin manquent parfois de naturel tandis que le prof de maths, faux docteur House, a un rôle qui n'aide pas vraiment...

Plus j'y pense et plus je me dis que le film avait de quoi raconter une véritable histoire, quelque chose de fort autour du plaisir de l'effort, de la beauté des maths, du besoin de maîtriser son environnement pour ne pas avoir l'impression d'être un petit chien tiré par une laisse. Malheureusement le film vire très rapidement dans un mix de film sur le deuil, film sur les relations parents/enfants et surtout la découverte ou la redécouverte de l'amour ce qui le fait partir dans un mode gnangnan qui m'a parfois exaspéré.

Le film avait le mérite de mettre en avant ceux qui réfléchissent plutôt que les éternels sportifs portés aux nues par la Nation reconnaissante... sujet intéressant en ces périodes d'EPI et de bienveillance qui frise la malveillance tant elle s'éloigne de la définition originelle pour tomber dans l'optimisme béat et aveugle. Les olympiades de mathématiques ? Je ne connaissais même pas...

Le camp d'entraînement qui constitue la partie centrale du film ne permet pas de bien cerner les adolescents, de voir les différentes méthodes entre chinois et Britanniques, de voir collaborer les binômes (à part pour manger à midi et se balader en ville), bref, toute la partie "travail" est oubliée pour nous montrer "l'ouverture au monde" de Nathan... Les quelques moments où affleurent d'autres problématiques (je pense notamment au personnage de Luke) réveillent un film en mode automatique, le beau Nathan et ses deux courtisanes menant un bal trop attendu pour être convaincant.

On retrouve le même problème dans la relation prof/élèves : les 7 ans passés ensemble ne semblent donner lieu à aucune évolution dans leurs relations et j'ai trouvé plus convaincantes les (non) relations entre la mère et son fils (et les questions que cela soulève chez elle) plutôt que les relations entre la mère et le prof qui sont tout sauf naturelles.

Bref, il est tard et j'ai l'impression de parler comme un pied de ce film qui se révèle par moment assez profond et très touchant et qui quelques minutes plus tard, peut ressembler à une série type Nathan et les Filles qui serait un ersatz de "Hélène et les garçons" de chez AB Production... quel sentiment prédomine ? aller, je vais voir le verre à moitié plein et même un peu plus mais c'est quand même dommage d'avoir sabordé une histoire avec un aussi joli potentiel :-/
.O.


Première :
¤ ¤ ¤
 
Studio / Ciné Live :
# # #
.O.
Cette jolie chronique sur un génie des maths autiste, bourré de contradictions, frustre à force de ne se focaliser que sur lui et non sur sa mère et son tuteur, plus captivants.
.O.

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