Knock Knock




 
Réalisateur :
  Eli ROTH
Acteurs :
  Keanu Reeves, Lorenza Izzo, Ana de Armas, ...
     
Genre :
  Thriller
Durée :
  1 h 40
Date de sortie :
  23/09/2015
Titre original :
  Knock Knock
   
Note "critique" :
  1,00
 Classement 2015
  143 / 145

Résumé :
.O

xx
.O.
Un soir d'orage, un architecte, marié et bon père de famille, resté seul pour le weekend, ouvre sa porte à 2 superbes jeunes femmes mal intentionnées…
.O.

Xavier
0

.O.
09/10/2015
J'ai relu la critique de thrasybule* et c'est là qu'on voit que n'être qu'un petit prof de mathématiques explique sûrement pourquoi tant de films me passent au-dessus de la tête : j'ai bien vu tout ce qu'il décrit mais je n'en ai pas analysé le quart de la moitié et même en le lisant, je n'arrive pas à adhérer complètement au propos.

Ding Dong... enfin Knock Knock : deux "jolies" demoiselles sonnent chez vous et viennent vérifier que vous n'allez pas tromper votre femme partie en week-end avec les enfants afin de vous décerner le diplôme d'homme de l'année... Je fais un raccourci ? À peine... le film à mi-chemin entre "Funny Game" de Michael Haneke et "Saw" de James Wan devrait laisser des portes de sortie mais le héros est trop bête et je n'avais qu'une envie c'était de le foutre deux claques... remarquez en face les deux filles ne sont pas beaucoup mieux...

Alors oui, on s'attaque à l'American Way of life avec ce couple de catalogues avec les deux enfants "tout mignons", les grandes photos au mur et l'art sous sa forme la plus contestable... mais est-ce vraiment l'Amérique "classique" ? Pour me faire flipper et réfléchir, je préfère une situation lambda dans laquelle je pourrais me projeter alors que là, dès le départ, je me sens exclu du film et ce n'est pas la suite qui aura permis de me réintégrer dans le processus de réflexion.

Bref, je me suis ennuyé devant cette production qui n'a, la plupart du temps, de subversive que le nom, seule la toute fin permettant de sauver de justesse ce film du désastre complet.

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* Critique de thrasybule : Quelques commentaires sur Knock Knock de Roth que j'ai trouvé d'une puissance incroyable dans un récit qui est à la fois film de genre (l'intrusion de la malveillance dans un cadre où la sécurité matérielle, affective et sociale est mise à mal par les forces de la dévastation) et fable radicale sur le retour du refoulé et l'évidence de la fragilité des normes. Nous voyons au début la mise en scène de l'exaltation d'une gentille famille dans une banlieue cossue américaine: dans la représentation du cocon matriciel, le réalisateur montre l'autosatisfaction du quatuor microcosmique, la comédie du bonheur au lever matinal, l'exaltation narcissique et autocentrée de la tribu dont nous voyons les prolongements iconiques démultipliés sur tous les murs du home sweet home: Papa par ici, Maman au sourire parfait par là, accompagnés du fruits de leurs entrailles, tous radieux, irradiant de bonheur, fusionnant dans l'orgasme de leur totalité organique inexpugnable. C'est la Fête des Pères. Le bonheur est à son comble: ça dégouline de bonheur, la nausée sature tout l'espace sensoriel et moral du film.
Le paterfamilias doit rester seul un soir et sa conjointe, artiste de son état, à l'aube d'un vernissage (toutes ses œuvres sont dans la maison) l'abandonne avec sa couvée. Seul le soir l'Homme (lol) ouvre la porte à deux charmantes donzelles (qui présentent bien ce qu'elles avancent): elles ont perdu leur chemin, elles cherchent une maison qu'elles ne trouvent pas. Je ne déflorerai pas le contenu mais Roth parvient à montrer, par des transitions habiles, les degrés infinitésimaux par lesquels le mécanisme intrusif s'opère, parallèlement aux charmes (au sens étymologique de sortilège par lequel il est pris dans les rets de la séduction (toujours conforme à l'étymon). ça couchaille et dès le lendemain le chaos commence.

Par une sorte d'inversion, d'"à-rebours" généralisé (principe satanique), elles décréent les principes de cet univers. Tout devient souillure et dérégulation (elles foutent le bordel, taguent les œuvres d'art , écrivent des insultes sur les saintes photos) et accélèrent la déchéance morale du héros en en faisant l'acteur de mises en scènes fantasmatiques incestueuses qui souillent, ou révèlent, le lien œdipien. Les scènes de torture ne sont que l'épiphénomène de la loi du chaos: l'une d'elles s'appelle Genesis (antiphrase ou emphase), les deux jeunes filles posent les éléments d'un nouveau mythe fondateur, qui détruisent pour revendiquer la loi du désordre, sorte de couple gémellaire sans foi ni loi, et entités démoniaques du Nouveau Monde. La lecture perversement géniale du péché et de la damnation est aussi une sorte de façon de mettre en intrigue une nouvelle lutte des classes où, au monde de la bourgeoisie qui se met en scène lui-même dans son entre-soi esthétique (le rapport avec l'art est très intéressant) et moral, répondent les éruptions volcaniques d'une sauvagerie qui anéantit un monde momifié (il y a d'ailleurs une sorte de momie).
.O.


Première :
¤
 
Studio / Ciné Live :
# #
.O.
Une série B, vaguement sexe, vaguement sanglante, totalement ratée. Elle devrait faire peur, elle fait juste pleurer d'ennui.
.O.

Posté le : 16.07.2017
Auteur : ujj4KGHszHf4
Note :
SlAbMUkAtDy
Wait, I cannot fathom it being so stfwdghtroraari.


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