Foxcatcher




 
Réalisateur :
  Bennett MILLER
Acteurs :
  Steve Carell, Channing Tatum, Mark Ruffalo, ...
     
Genre :
  Biopic
Durée :
  2 h 15
Date de sortie :
  21/01/2015
Titre original :
  Foxcatcher
   
Note "critique" :
  3,00
 Classement 2015
  75 / 145

Résumé :
.O

xx
.O.
Les Etats-Unis des années 1980. John du Pont de Nemours, richissime industriel de l'armement, a aménagaé dans son immense propriété un camp d'entrainement haut de gamme. Il invite son compatriote Mark Schultz, grand champion de lutte, à venir s'y entrainer pour les prochains jeux de Séoul en 1988. D'après une histoire vraie.
.O.

Xavier
@

.O.
25/01/2015
La bande-annonce n'avait pas suscité un grand enthousiasme de ma part mais un Prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes reste une référence quoique, si je fais le bilan de cette année il est TRÈS maigre au niveau des récompensés : "Winter Sleep" très bonne Palme d'Or et "Mommy" intéressant mais ensuite voir "Maps to the star", "Adieu au langage", "Leviathan", "Les merveilles" et donc "Foxcatcher" au palmarès... à la place de "Timbuktu" ou "Captives", par exemple, ça me laisse perplexe.

Remarquez il n'y a pas que les Cannois qui ont apprécié puisque les Oscars ont aussi salué le travail sur ce film avec de multiples nominations aux futurs oscars : Meilleur réalisateur, Meilleur acteur (Steve Carell), Meilleur acteur dans un second rôle (Mark Ruffalo), Meilleur scénario original et Meilleurs maquillages et coiffures... oui mais non :-p

Plus sérieusement j'ai trouvé ce film pataud au possible : l'histoire étant "vraie" elle est bien évidemment inattaquable mais il y avait de quoi la rendre passionnante avec une plongée dans le monde de la lutte qui est pour moi aussi peu connu que celui du catch ("The Wrestler") ou du Bodybuilding ("Bodybuilder"), deux mondes qui avaient servi de toile de fond très sensible pour deux bons films.

Ici la lutte aurait pu être remplacée par le ping-pong, la différence aurait été nulle... on ne sent pas une véritable passion pour ce sport de la part de celui qui filme et je veux bien que le coeur du film ne soit pas constitué des moments de compétition mais tout sportif vous dira que ce moment qui constitue l'aboutissement d'une préparation vous fait battre le coeur obligatoirement plus rapidement. Là c'est du zéro pointé qu'il y ait victoire ou défaite au bout.

Pas de passion dans le sport, pas d'empathie pour ces personnages si stéréotypés : le bon, la brute et le truand ? ouaouh... on n'y aurait pas pensé !
- Le Truand est pour moi le personnage le plus mauvais du film : si le nationalisme cher aux Américains est parfois évoqué, on a surtout l'image du fils à maman frustré qui n'a pas réussi à s'épanouir car "différent" de la lignée qui l'a précédé. Steve Carrel est certes difficilement reconnaissable, bien loin de ses habituelles comédies mais n'est-ce pas pour cela que les acteurs sont payés ???
- La brute Chaning Tatum traverse le film avec deux expressions et trois réflexions... pas facile du coup de donner du corps à son rôle de gentil benêt en manque d'affection paternel. Sa prise de confiance vis a vis des autres lutteurs est complètement occultée, ses difficultés à échanger évoquées de manière grossière et son évolution tout au long du film est faite à coup de scènes "choc" balourdes.
- Le bon, le frangin qui a TOUT pour lui : intelligence tactique (comme dans un mauvais DA pour gamins, on a toujours toutes les solutions sans réflexion), force physique (c'est lui aussi un ultra winner), famille unie (et enfants), intégration dans la fédération nationale et facilité à discuter le bout de gras. Bref, il est parfait, superbe, et totalement inintéressant.

Le film aurait pu être une réflexion autour de la notion d'entraîneur, un peu comme "Whiplash" (qui, à coté de ce film, semble un chef d'œuvre) interrogeait sur ce qu'un professeur pouvait faire pour sortir le meilleur d'un élève. Pourquoi ce richissime américain se rêve en entraîneur ? Quel prestige à ce rôle qui le fait tant planer. L'accomplissement à travers un autre, certes mais cela veut-il dire "cannibaliser" l'autre ? En faire une machine dont on a le contrôle ? Dans ce cas est-ce que la seule alternative est celle du frère, totalement désintéressé mais bien plus efficace ? Que faut-il pour qu'un sportif "s'abandonne" à son entraîneur ? Doit-il voir en lui un père ou une mère inévitablement ? Doit-il avoir une confiance aveugle en lui ?

Cela aurait pu être discuté : dans mon sport je me suis toujours pris de bec avec mes entraîneurs car je leur demandais de comprendre les exercices qu'ils m'imposaient. On me répondra que je n'ai atteins que la lisière du niveau national dans mes meilleures années alors que d'autres, plus malléables ont atteint un vrai niveau national en s'abandonnant complètement au discours de ces entraîneurs.

Qu'en est-il réellement pour les N°1 ? Au tennis, comment Roger Federer peut rester certaines années N°1 mondial SANS entraîneur ? Évidemment il ne l'est pas devenu sans mais il l'est resté sans... il avait donc APPRIS il n'était pas une machine passive qui répétait bêtement ce qu'on lui demandait de faire.

Il y avait de quoi faire une réflexion passionnante autour de cela et le film se contente de passer les plats des différentes compétition, de sortir quelques morceaux de bravoure qui m'ont laissé froid (le coup des 5kg à perdre...) et la fin confirme ce problème de rythme avec un dernier à-coup qui a glacé ma voisine mais m'a, une fois de plus, laissé de glace.

Bref, ce "Foxcatcher" ne devait pas être fait pour moi : je me suis ennuyé au possible et je n'ai même pas eu l'occasion de réfléchir à tout ce que j'écris actuellement pendant le film (et pourtant j'aime bien partir sur des voies de traverses quand le film laisse un peu de temps) ni même après, l'état de torpeur avancée dans lequel il m'avait plongé m'ayant fait écrire une première critique que je n'ai même pas enregistrée...

Quel sera le résultat pour vous ? En tout cas si vous voulez m'expliquer à côté de quoi je suis passé, n'hésitez surtout pas à laisser un commentaire car même après réflexion je ne comprends pas l'enthousiasme suscité par ce long métrage.
.O.


Première :
¤ ¤ ¤ ¤
 
Studio / Ciné Live :
# # # #
.O.
Bennett Miller, cinéaste déjà très remarqué (Truman Capote, Le stratège), fait naviguer ses personnages autour d'une même problématique : comment être à la hauteur des espérances qu'on place en vous. Avec ce Foxcatcher, Miller est une nouvelle fois à la hauteur.
.O.

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