El Club




 
Réalisateur :
  Pablo LARRAIN
Acteurs :
  Alfredo Castro, Roberto Farías, Antonia Zegers, ...
     
Genre :
  Drame 
Durée :
  1 h 40 
Date de sortie :
  18/11/2015 
Titre original :
  El Club
   
Note "critique" :
  2,33 
 Classement 2015
   108 / 145

Résumé :
.O

xx
.O.
Dans une ville côtière du Chili, quatre prêtres, marginalisés par les autorités éclesiastiques, vivent reclus dans une maison isolée. Chacun d'eux à un pêché à expier, et ils sont placés sous la direction d'une ancienne bonne soeur. L'arrivée d'un nouveau pensionnaire va perturber leur équilibre.
.O.

Xavier
@

.O.
29/11/2015
J'ai bien cru que le film allait rentrer dans la catégorie des "films maudits", ceux que je veux voir mais qui, à chaque fois, bénéficient de circonstances défavorables pour X ou Y raisons avant de disparaître de l'affiche et de ne jamais être vus :-/

Ceci n'est plus le cas depuis hier ou un changement de cinéma nous a permis de voir ce long métrage dont l'affiche avait attiré mon attention lors d'une précédente séance et que nous avions gardé en mode "rien vu, rien de connu" pour préserver le mystère (le seul écho entraperçu étant sur le forum ou je m'étais arrêté de lire dès la première phrase de la critique de nuages pour ne rien déflorer de l'intrigue).

On en vient au film ? Oui oui... Et là encore, deux visions possibles : la première, immédiate, m'a vraiment laissé froid comme l'océan qui borde cette bourgade chilienne. Comment un film à l'image aussi délavée, aux cadrages "caméra qui appuie limite sur le nez de l'acteur tellement les gros plans sont proches" (ce qui a parfois tendance à déformer ces derniers) peut il prétendre à marquer l'histoire du cinéma ? Il a bien eu le prix du jury au Festival de Berlin cette année non ? (oui je sais, à Cannes c'était "The lobster"...).

Le jeu des acteurs, correct sans plus, le déroulé des faits avec cet élément perturbateur qui débarque bien facilement au milieu d'une histoire pas encore démarrée, une fin qui laisse perplexe plus qu'elle ne semble ouverte...

Le sentiment en sortie de salle est négatif et seule la sensation d'être passé à côté du film prédomine : il devait y avoir plus à l'intérieur que ce que j'en ai reçu mais je n'ai visiblement pas en ma possession la clef qui m'aurait permis d'accéder à la réflexion sur l'église chilienne ("l'ancienne" contre "la nouvelle"), les connaissances bibliques (le film s'ouvre sur une citation de la genèse et se referme sur un chant religieux, avec référence à l'ange blanc ou noir je ne sais même plus...) ou l'histoire chilienne (ces maisons, une exception propre au pays, une habitude dans l'église "mondiale" ?) faisant défaut de mon coté, la réflexion sur la justice en générale me paraissant bien peu claire.

Qu'est-ce que ce club ? Si vous comptez voir ce film, mieux vaut vous arrêter ici.... Sinon regardons un peu qui sont les pensionnaires de cette prison à ciel ouvert : tous des anciens curés (plus une sœur) qui ont été excommuniés pour des raisons "valables" du point de vue du droit mais qui ne le sont pas de leur point de vue et qui peuvent laisser un doute raisonnable à celui du spectateur. Faire chanter des militaires qui ont abusé de leurs prérogatives grâce à des informations glanées lors de leurs confessions, avoir des désirs pour les enfants avoués mais toujours réfrénés, adopter un enfant africain et être dénoncé par ses parents pour mauvais traitement sur ce dernier (à moins que ça ne soit les parents qui soient racistes et n'aient pas apprécié ce "petit fils noir" ?), "prendre" des enfants non désirés par leurs parents et les donner à d'autres qui rêvent d'en avoir mais qui ne peuvent pas, ...

Le film proposerait une réflexion sur les zones d'ombres qu'une justice "mécanique" ne pourrait pas traiter ? Sur le principe de précaution et son application ? Pourquoi pas mais ce n'est pas vraiment le cas et l'on voit débarquer un prêtre qui a la ferme intention de solder les comptes sans qu'on ne sache vraiment pourquoi... il est question de "nouvelle église" mais nous n'en saurons pas plus, tout comme le nombre de maisons comme celle-ci : exception ou habitude du pays, cela n'emmène pas vers la même vision des choses...

La prise en compte de l’élément perturbateur est du même topo : on le présentera peu finalement et l'interaction avec la population locale (auprès de laquelle il vit...) est quasi nulle, son attraction vers cette maison qui semble l'hypnotiser étant quand même bien peu claire...

La manière de s'en débarrasser est peut-être le point le plus intéressant du film à mon avis, avec ce principe de "digestion" du problème mais je ne comprends pas le parallèle entre le prêtre qui se fait bastonné en même temps que le gars... de même, entendre pour la première fois le gars faire preuve d'autorité et sortir une phrase de plus de 3 mots à la toute fin laisse planer le doute : aurait-il joué un rôle tout du long ? Cela paraît un peu trop énorme et surtout cela sort de nulle part... mais pourquoi pas.

En attendant le film m'a laissé en rase campagne bien avant et si je suis d'accord avec tout ce que ma copine m'a dit avoir apprécié dans le film (cette fameuse bataille entre "nouvelle église" et "ancienne église", l'envie des premiers de laver plus blanc que blanc et se rendre compte que cela les éclaboussera quand même et donc faire de petits arrangements pour que tout le monde y trouve son compte), je me dis que je n'avais pas les armes pour le comprendre, que le sujet ne devait pas assez m'intéresser (pourtant, je ne me vois pas fermer aux réflexions du film...) et surtout qu'une image aussi pourrie, ça me gonfle au cinéma.

Bref, tout n'est pas à jeter dans ce "club" mais il est bien trop fermé pour moi... passerez-vous au-delà du panneau "défense d'entrer" que j'ai ressenti tout au long du film ? à vous de voir ;-)
.O.


Première :
¤ ¤ ¤ ¤
 
Studio / Ciné Live :
# #
.O.
Malgré la qualité de sa mise en scène, il peine à trouver le ton juste (...) Trop glauque. Pas assez dérangeant.
.O.

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