Crosswind - La croisée des vents




 
Réalisateur :
  Martti HELDE
Acteurs :
  Laura Peterson, Mirt Preegel, Ingrid Isotamm, ...
     
Genre :
  Drame
Durée :
  1 h 25
Date de sortie :
  11/03/2014
Titre original :
  Risttuules
   
Note "critique" :
  3,17
 Classement 2015
  56 / 145

Résumé :
.O

xx
.O.
En juin 1941, des milliers de familles estoniennes sont déportées en Sibérie sur ordre de Staline. Parmi elles, Erna et sa petite fille. Dans les lettres qu'elle destinera dura quinze ans à son mari, la jeune femme décrit ses terribles conditions de vie, sans jamais perdre l'espoir de retrouver la liberté.
.O.

Xavier
@ @ (-)

.O.
25/03/2015
"Crosswind" avait été encensé sur le forum mais la bonne amie qui l'avait en première portée aux nues a attendu que je l'ai vu pour me dire que ça ne l'étonnait pas que le résultat ne m'enthousiasme pas... c'est fourbe :-p

Après un précédent film peu convaincant, j’allais pourtant confiant voir ce film et pourtant je suis ressorti assommé par ce looooong métrage qui développe un procédé intéressant graphiquement mais qui n'arrive pas à le dépasser : les images sont belles (mais le noir et blanc est loin de ce que nous avait proposé le somptueux "Ida" l'année dernière) et l'histoire est forte mais, entendre les lettres lues en mode "illustration de ce que vous avez à l'écran" a eu sur moi un effet soporifique du plus haut niveau.

C'est terrible car rien que de relire le résumé du Pariscope, j'ai ce petit frémissement à l'évocation de ces "15 ans de correspondances". Rien de tout cela pendant le film qui s'étire malgré ces 85 minutes qui permettent de suivre la vie, ou plutôt la survie de cette femme qui garde entière sa foi dans un retour vers son "chez elle" et vers son mari. C'est bien sûr touchant mais c'est tellement délayé qu'au final je suis resté coincé dans un no man's land d'émotion, attendant toujours que le film se lance alors qu'il restait sur un faux rythme assez désagréable à la longue.

Bref, je suis bien embêté de ne pas me joindre au concert de louange mais cette croisée des vents m'a laissé... dans le vent :-(
.O


Première :
¤ ¤ ¤
 
Studio / Ciné Live :
# # # # #
.O.
Rythmé par les lettres qu'une femme écrira durant plus de quinze ans à un mari disparu qu'elle ne reverra jamais (il n'existe aucune preuve tangible, photo ou autre de ces déportations), le film montre, ou plus exactement, jette sans le brusquer le spectateur dans une reconstitution figée (la caméra se balade en superbes plans séquences dans des tableaux vivants), dépourvue de tous dialogues, parvenant par la seule force de sa mise en scène à faire éprouver organiquement et émotionnellement ce calvaire.

On redoute à chaque instant que le film épuise son filon formel ou commette, au nom de celui-ci, un faux pas, une insistance démonstrative de trop. Il n'en est jamais rien. De cette horreur absolue naît une beauté qui tient à la fois de la peinture, du théâtre, de la musique, de la photo et du cinéma. Des fonds de cette humanité la plus sombre, Martti Helde affirme que l'art, dont on sait depuis longtemps l'impuissance, n'est, en revanche, jamais stérile.
.O.

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