The double

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Réalisateur :
  Richard AYOADE
Acteurs :
  Jesse Eisenberg, Mia Wasikowska , Wallace Shawn, ...
     
Genre :
  Drame
Durée :
  1 h 30
Date de sortie :
  13/08/2014
Titre original :
  The double
 
Note "critique" :
  2,50
 Classement 2014
  24 / 181

Résumé :
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Simon, un jeune homme très timide vit à l'écart des autres dans un monde qui ne lui témoigne qu'une grande indifférence mais l'arrivée d'un nouveau collègue, à la fois son sosie et son parfait opposé, va bouleverser l'ordre des choses.
.O.

Xavier
@ @ (+)

.O.
29/08/2014
Avantage de n'avoir pu fréquenter les salles obscures depuis un mois, je n'avais vu aucune image de ce film au résumé intriguant et dont la présence dans le rôle-titre de Jesse Eisenberg ne gâchait rien.

Le résultat est surprenant et si je n'avais pas vu que Richard Ayoade était le réalisateur, j'aurais bien mis une pièce sur le duo Caro/jeunet de la belle époque bien que le scénario soit un peu trop réaliste pour eux ^^

Je vais par contre être embêté par la suite de ma critique car si le film n'est pas pour moi un chef d’œuvre (il aurait fallu un peu plus de mesure dans les deux doubles et il y a quelques moments de flottements), cela reste un très bon film et j'aurais du mal à en parler aussi bien que l’amie qui l’a critiqué ici :

Aujourd’hui j’ai vu The double de Richard Ayoade, que j’ai trouvé fascinant et vertigineux. Moi qui suis sensible à l’écriture cinématographique, j’ai été sidérée par les recherches formelles du film qui font preuve d’une virtuosité stylistique particulièrement brillante. Toutes les séquences sont époustouflantes et magnifiques, et le seul petit défaut du film est peut-être cet excès de virtuosité qui privilégie parfois l’exercice de style pur à l’émotion. The double est l’adaptation d’un roman de Dostoïevski mais c’est plutôt dans un univers véritablement kafkaïen qu’il nous plonge. La représentation burlesque et absurde de l’univers bureaucratique oppressant est empruntée directement au Procès de Kafka et à son adaptation magistrale par Orson Welles. Un jeune employé administratif introverti et inhibé qui n’essuie qu’humiliations dans sa vie professionnelle et qui fantasme en vain sur sa jolie voisine qu’il épie de sa fenêtre (on pense à "Brève histoire d’amour" de Kieslowski ) voit soudain avec stupéfaction faire irruption dans sa vie son parfait sosie qui est aussi son contraire, un séducteur ambitieux et audacieux. Ce thème,  le cinéaste ne le tire pas vers le fantastique mais vers l’absurde et la schizophrénie. Déjà effacé, notre antihéros assiste impuissant à l’usurpation de son identité par son double à l’aplomb triomphant. Le cinéaste dissocie au départ les deux personnages,  puis les confronte et les superpose ,  instaurant en crescendo une telle aliénation entre eux que se crée la confusion la plus totale, rendant le spectateur aussi schizophrène que notre antihéros annihilé, confusion renforcée par le jeu stupéfiant de Jesse Eisenberg dans les deux rôles. Le film n’est pas manichéen dans la mesure où il n’y a pas le bon et le méchant mais un écrasement tragique du faible par son double machiavéliquement habile à qui tout réussit, qui n’est peut-être que son identité rêvée. L’œuvre kaléidoscopique est admirablement construite, désespérée, implacable, tragiquement poignante.

L'histoire démarre pied au planché avec 2-3 situations qui valent cent mots pour décrire ce droopy désespéré (et un poil désespérant). Métro/boulot/dodo ? Dans ce futur ou l'ordinateur est un minitel, ce brillant esprit qui n'ose pas s'imposer (que ce soit dans sa vie de tous les jours, au travail, en amour...) va trouver dans l'arrivée de son double les réponses à ses questions existentielles en même temps que la fin de sa vie "réelle".

La réaction des collaborateurs qui semblent être la seule famille de cet homme laisse dans un premier temps perplexe : pourquoi personne ne s'étonne d'avoir deux personnes portant le même nom, strictement identiques et aux caractères diamétralement opposés ? Pendant que lui-même se pose la question, la situation échappe à son contrôle et son effacement progressif interroge sur ce qui constitue notre personne, le physique ne suffisant visiblement pas.

La vie de bureau, les amours contrariés, la vie tout court... à travers ce personnage et les situations absurdes qu'il vie on retrouve de nombreuses situations plus ordinaires pour nous et le film plutôt que de partir vers la parodie facile garde un ton pince sans rire qui fait des merveilles (les acteurs étant pour beaucoup dans cette réussite).

Bref, "The Double" surpasse sans soucis "Enemy" de C. Villeneuve sorti en même temps mais il n'a pas besoin de ce dernier pour briller : son univers bien particulier, le ton utilisé et le casting irréprochable suffisent amplement à lui assurer une belle place dans le classement des films estampillés 2014 :-))
.O.


Première :
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Studio / Ciné Live :
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Le film commence dans un univers où les situations, l'humour, l'atmosphère et le ton, transportent le spectateur avec bonheur dans un monde étrange et fascinant à la Brazil. Mais Simon, le héros (Jesse Eisenberg), va voir arriver James, son sosie parfait, avec une personnalité contraire. Simon pense n'être rien, James sait être tout. D'abord associés pour tirer avantage de leur ressemblance, James va, ô surprise, maltraiter et abuser de l'attachant Simon, qui devient alors une victime pathétique et hystérique à en être détestable. (...) Le cynisme qui jusqu'ici était jubilatoire s'avère désormais malsain, fataliste et déprimant.
.O.

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