Nymphomaniac - Volume 2

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Réalisateur :
  Lars von TRIER
Acteurs :
  Charlotte Gainsbourg, Stellan Skarsgård, Stacy Martin, ...
     
Genre :
  Erotique
Durée :
  2 h 05
Date de sortie :
  29/01/2014
Titre original :
  Nymphomaniac - Volume 2
 
Note "critique" :
  1,83
 Classement 2014
  101 / 181

Résumé :
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Suite à une agression, une femme se confie à un étranger qui l'a recueillie chez lui pour la soigner. Un parcours sexuel et le deuxième volet de "Nymphomaniac".
.O.

Xavier

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et

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.O.
01/02/2014
Je ne suis pas un aficionado du cinéma de Lars von Trié bien que je lui reconnaisse sa capacité à se démarquer du tout venant avec facilité. Son dernier projet, Nymphomaniac, avait fait scandale lors de présentation et son thème comme son découpage en deux films n’avaient rien pour me convaincre de prendre 2 fois 2h pour voir son dernier trip.

La critique dithyrambique d’une collègue fan de ciné qui n’hésitait pas à parler de « chef d’œuvre » tout en se demandant si l’année 2014 n’avait pas atteint un sommet qu’il serait impossible de retrouver (alors que le film est sorti le… 2 janvier) m’ont inciter à tenter ma chance malgré toutes mes réticences.

Les deux films sortant avec moins d’un mois d’écart, j’ai décidé de les enchainer ce qui a failli être compliqué, les résultats décevants de la première partie l’ayant fait disparaitre d’un bon nombre d’écrans.

Enfin, arrêtons les considérations « matérielles » et intéressons-nous au film. Dès la 1 ère image, je me suis retrouvé assez gêné : comment interprété le message de Lars von Trier qui nous informe que nous allons découvrir « (…) la première partie de la version censurée de Nymphomaniac de Lars von Trier » et que « Cette version a été réalisée avec son consentement mais sans son implication ». Déjà que les « director’s cut » qui sortent 15 ans après la version initiale me gonflent, mais là je trouve ça fort de café : la version est donc faite avec le consentement du réalisateur mais pas son accord donc si son film est qualifié de chef d’œuvre ça sera grâce a lui et si on le trouve nullissime, ça sera de la faute aux méchants censeurs ??? Charlotte Gainsbourg parle d'une scène censurée qui était censée être le moment le plus fort du film (ce qu'on ne saura jamais... mais il parait qu'à Berlin ils vont diffuser la version non censurée...). Quoi qu'il en soit le film vu est-il de LVT ou des censeurs qui ont opéré les coupes modifiant ainsi la volonté du réalisateur ? (car on enlève par 1h30 d'un film de 5h30 sans en changer des éléments fondamentaux).

Aller, de toute façon, maintenant que je suis dans la salle je ne vais pas partir et je me laisse embarquer par l’histoire de cette jeune femme qui a les traits de Charlotte Gainsbourg en mode « zombie » comme elle le faisait déjà dans « Antéchrist »… Hum, ça ne fait pas beaucoup avancer le schmilblick, si ? Non… et sa rencontre avec un homme qui la secoure et qui aura le droit à toute son histoire n’a rien d’exceptionnel. Elle permet juste à von Trier de nous montrer qu’il aime bien les « titres de chapitre » (mais on le savait déjà) et qu’il va jouer avec les éléments de décor pour dérouler le fil de l’histoire de cette jeune femme qui découvre les plaisirs de la chair de manière fortuite et y prend gout…

Le gars ne semble pas traumatisé et il joue le rôle de confesseur bienveillant collant des situations banales sur tous les récits de la demoiselle. Vous aurez donc le droit à des passages de documentaires qui m’ont vraiment laissé perplexe ou à des passages en mode « jeu vidéo » ou les compteurs sont ouverts pour savoir qui marque le plus de points.

Si la première partie est plutôt correcte, cela se gâte dans la seconde, le coté « on est des actrices/acteurs connus, on veut pouvoir dire qu’on a joué chez von Trier » me tapant sur le système tandis que l’histoire tourne en rond en même temps que les nouvelles expériences de la demoiselle s’essoufflent.

Pire, la morale finale qui essaye de « piéger » le spectateur sur sa manière d’interpréter le film uniquement au regard du sexe de son personnage principal ainsi que le pseudo « retournement final » qui arrive comme un cheveu sur la soupe font que je suis ressorti de ces 4h de ciné en ayant l’impression d’avoir encore assisté à un n-ième coup médiatique du sieur von Trier qui ne sait, décidément, pas fonctionner autrement (heureusement pour lui les cartes « Illimité » existent car sinon ça fait un bon moment que j’aurais arrêté de regarder sa plantation de navet plus ou moins gouteux).
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Première :
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Studio / Ciné Live :
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Génie unique ou sale gosse? Qui est vraiment Lars von Trier? Ne comptez pas sur Nymphomaniac pour faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre. Car, plus que jamais, le réalisateur danois y est duel. Et ce dès le carton qui ouvre chaque volet de ce diptyque en expliquant que ces versions ne correspondent pas à sa vision du film que nous devrions découvrir plus tard dans l'année et non expurgée de scènes pornos. Ce carton donne le ton des sentiments contradictoires qu'on ne cesse d'éprouver devant ces deux films basés sur la confession d'une nymphomane à un vieux célibataire qui l'a recueillie chez lui. Cette femme va lui raconter sa vie dominée par le sexe en huit chapitres où Von trier va comme à son habitude secouer le spectateur, l'exaspérer autant que l'éblouir. Il y a de quoi rester dubitatif devant sa longue analogie entre les techniques de séduction... et de pêche ! On ne voit guère pourquoi - sauf par provocation gratuite - il insiste sur les origines juives du confesseur. Mais, parallèlement, il plonge dans les méandres de l'obsession sexuelle et des plaisirs- dégoûts de la chair comme personne. En montrant ce que l'on n'a pas envie de voir, en souillant d'acide des plaies béantes. Le tout avec un sens du casting toujours aussi saisissant qu'on retrouve dans le choix de Stacy Martin pour camper son héroïne (Charlotte Gainsbourg) dans ses jeunes années. Une révélation dont l'apparente fragilité masque une force et une puissance magnétique. Ce corps envoûtant, malmené, brutalisé et embarqué dans une quête qui la mènera à sa perte est littéralement fascinant.
.O.

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