Les femmes de Visegrad

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Réalisateur :
  Jasmila ZBANIC
Acteurs :
  Kym Vercoe, Boris Isakovic, Simon McBurney, ...
     
Genre :
  Drame
Durée :
  1 h 15
Date de sortie :
  30/04/2014
Titre original :
  For those who can tell no tales
 
Note "critique" :
  2,66
 Classement 2014
  98 / 181

Résumé :
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Kym, une jeune Australienne, vient de passer de merveilleuses vacances dans une petite ville de Bosnie. A son retour à Sydney, elle découvre que de tragiques évènements s'y sont déroulés durant la guerre civile de l'ex Yougoslavie.
.O.

Xavier
@ @ (-)

.O.
04/05/2014
Je n’avais pas entendu parler de ce film avant de lire une critique dithyrambique d’un contributeur régulier du forum cinéma en mode « Le Monde », donc en racontant quasi tout le film, mais son enthousiasme donnait envie de voir le résultat donc j’ai pris la direction du MK2 Beaubourg pour me faire ma petite idée.

Le thème est intéressant mais son traitement est complètement raté : pour avoir eu la chance de voyager à travers le monde (en voyage organisé ou en mode sac à dos solo), j’aurais dû être sensible aux aventures de cette Australienne qui part découvrir la Bosnie et se retrouve prise entre plusieurs sentiments.

Quel aperçu peut-on avoir de la vie locale lorsqu’on passe 15 jours sur place ? Plus exactement en quoi notre regard est faussé par le manque de données ? Que cherche-t-on lorsqu’on se déplace à Hiroshima et qu’on arrive dans une ville qui a reçu une bombe atomique sur la tête ce qui ne se voit quasiment plus sauf si l’on visite le musée du souvenir ? Dans le cas de massacre entre une population du même pays, comment s’ériger en mère « la vertu » en râlant car le « devoir de mémoire » n’est pas fait suivant ce qu’on estime être la norme ?

Cela me fait penser aux commissions de réconciliation en Afrique du Sud ou ailleurs… des massacres ont été perpétrés, des personnes ont été opprimées et lorsqu’il est mis fin à cette situation, comment peut-on faire cohabiter les gens ? Cela me parait affolant de dire « on oublie et on avance » mais si on jette en prison tous ceux qui ont participé, on nourrit la classique rancœur et on repart pour un tour qui ne finira jamais ! Comment trouver le juste milieu, ou mettre le curseur entre ceux qui ont mené, ceux qui ont entretenu, ceux qui ont participé ?

Il y avait de quoi avoir une discussion passionnante sur ces sorties de conflit, le coté angélique du « on pardonne et on avance » me paraissant utopique mais obligatoire à un certain degré pour pouvoir dépassé cette situation. Là, on a une australienne qui aime se mettre en scène, qui rue dans les brancards sans une once de réflexion. Est-ce que mettre un énorme panneau disant « ici X femmes ont été violées et tuées » lui aurait permis de mieux dormir ? pfew… 

Qu’elle se sente le devoir de rappeler les faits, d’écrire un livre pour ne pas qu’on oublie, de rencontrer tous les protagonistes pour essayer de comprendre cet « oubli volontaire » qui la défrise… pourquoi pas mais qu’elle ne joue pas la vierge effarouchée alors qu’elle n’est là que de passage, qu’elle ne sait pas la difficulté qu’à la population locale de revivre ensemble, qu’elle occulte le facteur temps qui fait que le sujet est encore ultra-sensible. À part dire « ils sont méchants ils m’empêchent de faire mes recherches », que propose-t-elle ? De détruire le pont ? super… Doit-elle aussi se suicider si elle découvre que dans sa généalogie, un de ses ancêtres a fait des choses peu avouables ? Sur combien de générations doit-on payer pour les crimes de ses aïeux ?

Ce film est parfait pour poser des questions qui mèneront à de jolis débat et il aura pour cela un @ mais, pour ma part, il se loupe totalement et se faisant « poseur » et faussement démonstratif. Un joli loupé en quelque sorte ce qui, en règle général et ici en particulier, m’énerve et explique ma sévérité car le sujet était vraiment de l’or en barre !

P.S. : la note paraitra haute par rapport à la critique mais le niveau actuel de la production cinématographique est tellement desespérant que je sais au moins gréé au film de donner envie de réfléchir à des thêmes forts, de discuter, etc...
.O.

Première :
¤ ¤ ¤
 
Studio / Ciné Live :
# # # (+)
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Avec la liberté de la fiction, la réalisatrice raconte la colère et la tristesse d'un crime contre l'humanité muselée depuis vingt ans. Un sujet sensible traité sans emphase qui gagne à laisser les murs nous raconter leur histoire. Poignant.
.O.

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