Interstellar

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Réalisateur :
  Christopher NOLAN
Acteurs :
  Matthew McConaughey, Anne Hathaway, Michael Caine, ...
     
Genre :
  Science-Fiction
Durée :
  2 h 50
Date de sortie :
  05/11/2014
Titre original :
  Interstellar
 
Note "critique" :
  3,33
 Classement 2014
  56 / 181

Résumé :
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Des explorateurs décident de profiter d'une faille spatio temporelle récemment découverte pour effectuer un voyage interstellaire. Objectif : découvrir une planète vers laquelle les humains pourraient fuir leur Terre dévastée.
.O.

Xavier
@ @

.O.
05/11/2014
J'avais anticipé en faisant une bonne nuit et en mangeant bien car un voyage spatial de 2h50 ça se prépare minutieusement... je me suis aussi précipité à la première séance dans la plus belle salle de l'UGC locale pour voir le film dans les meilleures conditions et ne pas avoir de petits plaisantins qui me gâcheraient la surprise en dévoilant des éléments importants (la seule bande-annonce vue il y a plusieurs mois ne montrait quasiment rien du film). Alors, quel est le sentiment qui prédomine en sortant de la salle ? Celui d'avoir vu un film correct mais qui n'a rien de vraiment sensationnel.

L'histoire, qui joue avec la relativité du temps verse plus du côté "blabla que du côté "action" ce qui est dommage car, quand le scénario se décide à avancer, il y a des choses assez sympathiques. Cela se fait après un début longuet et avant une fin nullissime qui verra, une fois de plus, le drapeau américain hissé sur les derniers espoirs de la planète Terre (je caricature mais c'est le genre de détail qui est quand même évitable....).

Point ultra positif : l'utilisation des robots, leur design et leur rôle dans l'histoire est vraiment parfaitement dosé et ce n'est pas facile de passer entre le HAL du "2001..." de Kubrick et tous les robots qui veulent protéger la terre des humains et donc nous exterminer ("I, robot" et consorts...). Si le scénario avait pu avoir cette finesse d'utilisation pour tous les personnages, on aurait pu prétendre au jackpot mais c'est loin d'être le cas et l'on voit gros comme une maison certains développements car le film, qui aurait pu être ultra désenchanté, choisit la voix du confort au Box-Office (il y a 165 000 000 de dollars à rembourser et en général le spectateur veut sortir de la salle avec la banane) en revenant à de meilleurs sentiments sur la fin alors que c'était totalement inutile.

Coté casting, il est appréciable d'avoir des acteurs que l'on connait sans qu'ils ne soient des mégastars (enfin McConaughey jouait dans le superbe "Mud" qui a terminé à la première place de mon classement 2013 !) et j'ai bien cru, à un moment, que le film allait s'affranchir de ses "héros" ce qui aurait donné du poids à la théorie "on s'intéresse à l'humanité tout entière et non ce papa magnifique qui ne lâchera jamais l'affaire pour ses enfants... rhon... pich... rhon... pich... (vous aurez compris, là encore j'en demande trop).

Côté musique, j'attends avec impatience de pouvoir écouter la partition de Hans Zimmer ''en solo'' mais je n'ai entendu qu'un thème sympa et je serais bien en peine de le fredonner maintenant alors que pour "Inception" ou "Gladiator" je pouvais le faire sans soucis en sortant de la salle :o)

La musique est pourtant omniprésente (la BO annoncée devrait durer quasiment 90 minutes mais elle ne sort que le 18 novembre donc il faudra attendre) mais la règle "dans l'espace personne ne vous entend crier" est assez bien respectée :-p

On est loin de "2001" (ça tombe bien ce film ne m'a jamais parlé), on n'a pas les images de "Gravity" (seul point fort de ce film qui, à côté de ça, m'a profondément enquiquiné), mais on a une réflexion sur le temps qui passe et la difficulté de sortir de son choix personnel lorsqu'il s'agit de faire des choix qui concernent l'espèce humaine (c'est comme le fameux "évidemment j'aurais été un résistant pendant la guerre" qui, à l’épreuve des faits, devient moins simple qu'il n'y parait).

La difficulté de faire un film qui ne se prend pas les pieds dans le tapis lorsqu'il est question d'évènements qui influencent l'avenir ou le passé est quasiment surmontée (encore cette fin...) et donc je suis ressorti de la salle sans enthousiasme débordant mais sans la sensation d'avoir vu une imposture sans nom.

Bref "Memento" peut dormir sur ses deux oreilles, il ne sera pas délogé par "Interstellar" mais si vous aimez le genre et que vous n'êtes pas trop réfractaires aux discussions d'ingénieurs, vous pouvez réserver votre place :-)

 

P.S. : Si je vous dis que la nuit après avoir vu le film ma montre a commencé à avoir des ratés et perdre des heures en pleine nuit.... Ca vous fait flipper ?
Pourtant c'est vrai ! J'ai appellé Mulder et Scully... bougé tous les livres de ma bibliothèque.... écouté du Hans Zimmer à fond... Et finalement il PARAÎTRAI (car ... bon ....) que ce soit simplement la pile qui avait du mal. :-p
.O.


Première :
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Studio / Ciné Live :
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.O.
Nolan ne s'embarrasse pas de vulgarisation. Son approche visuellement réaliste se conjugue avec un scénario pointu. Il impose à Interstellar son rythme propre, parfois déboussolant mais unique, avant de parachever l'affaire dans une forme de délire spatio-temporel réjouissant. Tout ce qui pourrait être perçu comme des imperfections ne retire rien à la fascination viscérale qui opère ici. Et si Christopher Nolan était le nouveau Stanley Kubrick?
.O.

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