Ida

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Réalisateur :
  Pawel PAWLIKOWSKI
Acteurs :
  Agata Trzebuchowska, Agata Kulesza, Dawid Ogrodnik, ...
     
Genre :
  Drame
Durée :
  1 h 20
Date de sortie :
  12/02/2014
Titre original :
  Ida
 
Note "critique" :
  2,66
 Classement 2014
  12 / 181

Résumé :
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La pologne du début des années 1960. Ida, une orpheline, quitte le couvent où elle a grandi juste avant de prononcer ses voeux. La jeune femme part à la recherche de son passé avant de confirmer son engagement dans la foi.
.O.

Xavier
@ @ (+)

.O.
17/02/2014
Les spectateurs étaient divisés sur ce film qui a cartonné en Pologne et fait une razzia sur les étoiles distribuées par les critiques pros (la moins bonne note, 3/5, étant le fait de… ciné live ! :-p ). De mon coté j’étais intrigué par l’histoire mais ce n’est qu’une fois le film débuté que j’ai percuté qu’il était en noir et blanc et au format 4/3 ce qui fait qu’il vaut mieux le voir sur un grand car sinon ça peut vivre virer au timbre-poste !

Enfin, ce noir et blanc est superbement lumineux et si le film part d’une manière assez planplan, il se rattrape bien et propose une jolie tranche de vie. Paradoxalement, les scénaristes ont complètement loupé le développement que j’attendais, ou plutôt ils l’ont royalement ignoré : si vous vous apprêtiez à rentrer dans les ordres (ou l’équivalent quel que soit la religion) et que vous appreniez que la famille qui ne vous a pas élevé puisqu’elle est morte pendant la guerre en suivait une autre, est-ce que cela bouleverserait votre vision de votre propre religion ? Est-ce que pour vous « rapprocher » de vos parents vous envisageriez de changer de religion et, ce faisant, est-ce que croire en un être supérieur est « universel », le mode et les détails évoluant mais le principal, la foi, étant le fil commun ?

Le film part plus prosaïquement sur une rencontre entre deux personnes que tout oppose : une femme qui a déjà vécu plusieurs vies et une autre qui, finalement, n’a jamais rien vécu et qui s’apprête à ne rien vivre d’autre que des moments de profonde spiritualité. Leur rencontre se fait par petites touches qui nous dévoilent deux mondes qui devraient avoir tout à se dire (elles sont leur seule famille) mais en sont bien incapable, pas par mauvaise volonté, mais parce qu’entre celle qui « a tout vu » et celle qui ne sait rien, la communication n’a rien d’inné.

Si Ida est magnifiquement interprétée, petite fleure s’ouvrant au monde sous les traits de la gracieuse Agata Trzebuchowska, c’est Agata Kulesza dans un rôle tout aussi complexe (que je ne dévoilerais pas) qui se fait la témoin d’une époque d’après-guerre que même les plus forts caractères n’ont pu traversé indemne.

« Il n’y a pas de mérite à abandonner ce qu’on ne connait pas », cette petite phrase pourrait être le fil conducteur de ce film qui ne cherche pas l’optimisme à tout va et qui m’a transporté sur les routes de Pologne dans les pas d’Ida lors d’une balade pas totalement convaincante (il manque un je-ne-sais-quoi pour être parfaitement convaincu, peut-être ce début qui peine à accrocher) mais finalement envoutante ce qui lui vaudra ce @@ (+) et le titre de « film contre-exemple à montrer à ceux qui quittent la salle quand ils trouvent un film mauvais », ce long-métrage gagnant sa force sur sa longueur malgré le format court – 80 minutes, pas plus !).

P.S. : en VO les sous-titres ont été placés de manière à respecter le jeu de cadre et le confort de lecture du spectateur... Beau boulot !
.O.


Première :
¤ ¤
 
Studio / Ciné Live :
# # # (+)
.O.
Pawel Pawlikowski se focalise sur une période trouble, cristallisation d'un noyau de culpabilités, celles de la déportation des juifs, des dénonciations et des sombres heures du communisme stalinien. Mais se gardant bien de tomber dans le piège du film emphatique ou dénonciateur, il signe un long métrage dont l'exigence esthétique (cadres fixes sublimement composés, noir et blanc métaphorique) est sans cesse contrebalancée par un goût pour le décadrage (les personnages sont souvent bord cadre, comme incapables de s'ancrer dans l'espace qui les entoure).

Et un scénario nullement manichéen, attaché à révéler de manière subliminale les complexités délétères de ses deux héroïnes. Portant la complexité de cette réflexion identitaire à des acmés d'émotion anxiogène.
.O.


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