XBoyhoodX

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Réalisateur :
  Richard LINKLATER
Acteurs :
  Ellar Coltrane, Patricia Arquette, Ethan Hawke, ...
     
Genre :
  Drame
Durée :
  2 h 45
Date de sortie :
  23/07/2014
Titre original :
  Boyhood
 
Note "critique" :
  3,00
 Classement 2014
  40 / 181

Résumé :
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Des parents divorcés essaient d'élever le mieux possible leur fils, malgré leur séparation. Un film tourné durant douze années. Une grande première cinématographique.
.O.

Xavier
@ @

.O.
26/07/2014
J'ai finalement vu "Boyhood" et quelques minutes après, alors que j'écris cette critique, et je ne sais trop quoi en penser... j'étais convaincu par le procédé employé par le réalisateur et la patience (+ l'investissement) qu'il demandait : suivre pendant 12 ans des personnages, donner à voir du "temps réel" à une échelle qui parait totalement aberrante alors que les films se tournent aujourd'hui plus vite que jamais grâce au numérique etque cette technologie facilite grandement les effets spéciaux et donc le rajeunissement ou le vieillissement des acteurs (bien que ça soit, pour ma part, rarement convaincant).

Les aventures du couple formé par Patricia Arquette et Ethan Hawke sont à la fois touchantes et frustrantes :
- touchantes car, à l'instar des centaines de photos que je peux prendre en une journée, il y a obligatoirement lorsque je fais le tri des clichés qui se singularisent et qui surpassent les autres. Ici, c'est un peu la même chose : au milieu de ce film un peu fourre-tout, certains moment touchent et permettent de mieux faire passer le reste de la pellicule qui n'est pas au même niveau...
- frustrante car une vie sur 12 ans ne peut pas se résumer en 2h45 et j'ai repensé au triptyque "Un couple épatant", "cavale", "Après la vie" de Lucas Belvaux qui avait choisi, lui, de raconter trois fois des histoires similaires sous trois points de vues différents en n'utilisant que très peu les mêmes plans... expérience géniale qui m'avait, au final, bien plus convaincu que celle-ci.

La vie de cette famille divorcée tourne essentiellement autour de la mère (Patricia Arquette qui change drôlement entre le début et la fin du film contrairement à son mari "initial") et du fils (Ellar Coltrane qui aura là un beau souvenir de sa période 6-18 ans !) alors que la fille (propre fille du réalisateur... ce qui se voit dans le jeu d'acteur quand elle dépasse les 12 ans... et quand je lis a posteriori qu'elle a voulu abandonner le projet au bout de 3 ans mais que son père a refusé je me dis que le cinéma ne pardonne vraiment pas l'à peu près !) et le père (Ethan Hawke sur lequel le temps ne semble pas avoir de prise !) sont des personnages plus secondaires.

Comment vivre "libre" dans un pays qui érige ce principe en mantra mais qui broie ses habitants sous le poids des conventions ? Voilà peut-être la question principal qui irrigue le film entre la maman qui fait tout ce qu'on attend d'elle à la maison, tout ce qu'on attend d'elle dans la société, tout ce qu'elle-même semble attendre de sa vie mais qui, au final, termine frustrée et se sent limite lésée. A l'opposé, le fils doux rêveur (et donc artiste... ) essaye de trouver sa place en dehors des modèles, avançant à sa vitesse, subissant le monde des adultes, de l'école, des "copains"... rappel qu'au pays du "do it yourself" et de la mise en avant des génies solitaires on ferme gentiment les yeux sur tous ceux qui n'ont pas atteint ce degré de réussite et se sont fait "flinguer" avant...

La vie de cette famille, montrée en mode gruyère, laisse parfois l'impression d'un travail à moitié fait : si les multiples déménagements font qu'on ne s'étonne pas de perdre de vue certains personnages, la "vie connectée" d'aujourd'hui fait que leur influence ne peut pas s'arrêter de manière aussi abrupte qu'un changement de coupe de cheveux (symbole très souvent utilisé et bien pratique pour se repérer). D'un autre coté, je n'ai déménagé qu'une fois (et j'étais déjà adulte) et mes parents (ni mes différents oncles et tantes) n'ont pas divorcé donc je pense que certains éléments du film n'auront pas eu l’écho chez moi qu'ils pourront provoqué chez d'autres. La difficile vie des familles recomposée aurait eu plus de poids si le père ne se révélait pas un tyran alcoolique. Heureusement, le rôle du père divorcé apporte de très jolis moments que ce soit dans les discussions avec les enfants ou dans la relation avec la maman (avec un bel aveu en fin de film).

Je trouve dommage que la relation frère/sœur ne soit pas plus développée mais les frères et sœur n'ont peut-être pas tous une relation "spéciale" qui les lie en grandissant :| Qu'est-ce qui, au final, me gêne dans ce film ? Il y avait de quoi faire un joli témoignage de l'Amérique ou tout du moins de la première décennie de ce troisième millénaire et, sauf pour quelques points (évocation du 11 septembre, élection d'Obama, quelques plans de console de jeux), le film reste trop sage au niveau des références. Il n'y avait pas besoin d'autant de temps pour mener une réflexion solide sur ce que l'on attend de la vie et du bilan que l'on peut faire des 10 dernières années suivant que l'on a 20 ans ou 50 ans.

Il y a, finalement, l'impression que l'idée de filmer pendant 12 ans et de faire évoluer les rôles des personnages en quasi-temps réel tout en s'appuyant sur la propre expérience (le réalisateur a aussi ses parents qui ont divorcé alors qu'il était au CP...) fait que les scénaristes ont manqué un peu de recul pour faire un scénario ultra solide qui aurait évité cette sensation d'ennui qui revient plusieurs fois dans le film.

Bref, je ne sais pas si je suis très clair mais je pense que "Boyhood" est à réserver pour ceux qui ont un a priori positif sur le film au risque d'être extrêmement déçu par le résultat. pour le coup, voir la bande-annonce ne dévoile pas toute l'histoire et vous donnera une idée de ce que vous verrez (quoique, l'histoire semble plus centrée sur le garçon dans la BA que dans le film) :


.O.

Première :
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Studio / Ciné Live :
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Mais son ambition est ailleurs. Décrire une famille en particulier - cette mère enchaînant les mauvais choix de compagnons, ses enfants forcés à grandir parfois plus vite qu'ils n'auraient voulu - et miser sur le fait que d'autres s'y reconnaîtront.
Un pari réussi, grâce aussi à un grand sens du casting qui a permis de dénicher Ellar Coltrane pour en tenir le rôle central et spéculer sur son évolution à l'écran. Mais aussi de réunir, pour jouer ses parents, Ethan Hawke et Patricia Arquette, sur le visage de qui on voit défiler les années. Parfois durement. La preuve d'un certain courage, mais aussi le rappel qu'un visage non botoxé charrie un torrent d'émotions inestimables.
.O.

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