Bird People

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Réalisateur :
  Pascale FERRAN
Acteurs :
  Anaïs Demoustier, Josh Charles, Roschdy Zem, ...
     
Genre :
  Drame
Durée :
  2 h 10
Date de sortie :
  04/06/2014
Titre original :
  Bird People
 
Note "critique" :
  2,66
 Classement 2014
  32 / 181

Résumé :
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Un cadre supérieur américain en transit dans un hôtel de l'aéroport de Roissy, épuisé par le stress de son travail et son couple, annule un rendez-vous à dubaï et décide subitement de changer de vie.
.O.

Xavier
@ @ (+)

.O.
04/06/2014
Après "Lasy Chatterley" qui avait remporté le césar du meilleur film à la surprise général en 2006 mais que j'avais "raté" au cinéma, voici "Bird people" qui repart sur les mêmes bases critiques mais que cette fois j'ai fait en sorte de voir pour découvrir le cinéma de Pascale Ferran :-)

Si la partie centrée sur l'américain est assez forte, je ne peux m'empêcher de penser à "la suite" de son histoire : tout envoyer valdinguer pour retrouver sa liberté ? Un truc de riche (oui, c'est cliché, mais allez dire à la gamine qui fait des ménages qu'elle pourrait se permettre cela...). En attendant, Pascal Ferran capte parfaitement ce moment de ras-le-bol, celui ou le trop plein déborde et qu'on se décide de passer outre les conventions, outre les attentes des autres, outre leur jugement.

Le portrait de ce couple, dessiné plus précisément lors d’une conversation (hyper)réaliste est réalisé en amont par de nombreuses petite touche plus évocatrices que des heures de films sur les deux protagonistes. C’est la force du film : en quelques traits (à l’image de quelques très jolis dessins déjà aperçus dans la bande-annonce) ou quelques mots (le mail du fiston), quelques phrases dont l’ordre à une importance cruciale, il installe des certitudes sans les asséner. C’est fort, très fort !

Malheureusement, le « pendant » joué par la très mignonne d'Anaïs Dumoustier (qui sera du prochain film de Ozon, :o)) est moins convaincant et le tour de passe-passe à quitte ou double n’a pas réussi à me convaincre, mon coté « terre à terre » ayant du mal à se faire à cette métaphore un peu trop appuyée alors qu’elle s’intègre à ce dont je parlais précédemment et cette fameuse envie d’être « une petite bête pour suivre ce qui se passe sans être vue », avoir la capacité d’être quasi omniscient.

L'aéroport surtout de nuit est un cadre superbe pour évoluer et partir dans le monde des possibles (sensation que j'ai souvent quand en métro je passe au-dessus d'une gare et que j’aperçois les trains partir) ou de la rêverie contemplative (le jeu des couleurs est superbe) mais au final tout comme l’héroïne j’aimerai avoir la possibilité de voir « l’après » de cette histoire car je trouve l’attitude du gars à la limite de la lâcheté et  j’aimerais une issue positive pour cette petite que l’on sent prête a éclore mais prise dans un carcan dont il sera difficile de se libérer… difficile confrontation de la réalité avec les rêves d’adolescents…

Bref, le film est au dessus de la moyenne mais je n'ai pas été emporté complètement et j'ai eu la sensation de quelque chose d'inabouti ce qui m’empêche de lui donner pleinement mon assentiment alors qu’il y a de nombreuses choses positives. Grrr… mais pourquoi je n’arrive pas à adhérer à 100% et m’enthousiasmer aussi souvent que mes collègues de forum : j’aimerais tellement pouvoir mettre un « vrai » @@@@, celui qui fait que lorsqu’on sort de la salle on se dit qu’il sera quasi impossible de voir mieux dans les mois à venir et qu’on aura envie d’en faire la publicité à tous les copains, d’en parler avec émotion sur le forum, d’écrire la fiche fébrilement en se disant qu’avec les mots on aura du mal à retranscrire le plaisir qu’on a eu…
.O.

Première :
¤ ¤
 
Studio / Ciné Live :
# # # (+)
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Rarement, on a vu metteur en scène ne rien céder, jouant à la perfection des silences, du corps et des mots pour suggérer l'étouffement d'un homme. Puis vient la seconde partie, cette fois tournée vers cette jeune femme, là, le soufflé retombe dans une mise en scène, certes toujours inspirée, mais, d'un coup, pleine de clichés auteuristes. Le ying et le yang. La maestria et la facilité.  Alors, certes, au final, Bird People reste un film exigeant et intelligent. Sauf que le spectateur risque d'enrager d'être passé juste à côté d'un très, très grand film.  
.O.


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