Une place sur la terre

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Réalisateur :
  Fabienne GODET
Acteurs :
  Benoît Poelvoorde, Ariane Labed, Max Baissette de Malglaive, ...
     
Genre :
  Comédie Dramatique
Durée :
  1 h 40
Date de sortie :
  28/08/2013
Titre original :
  Une place sur la terre
 
Note "critique" :
  1,83
 Classement 2013
  152 / 163

Résumé :
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Antoine, la cinquantaine, est photographe. Il a pour seul complice le fils de sa voisine la plupart du temps absente. Désabusé par la vie, il cherche un sens à la sienne. Elena, une étudiante sans concession et entière qui habite son immeuble va changer la vie d'Antoine.
.O.

Xavier
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.O.
28/08/2013
Vous voulez donner raison aux fans de blockbusters décérébrés (attention, il y a des bons blockbusters, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas écrit !) ? Emmenez les voir "une place sur terre" et vous serez certains que pendant au moins 10 ans ils refuseront de voir un film français ! Fabienne godet nous sort tous les poncifs de la comédie dramatique sans idée :

>>>> à ma droite, dans un rôle de plus en plus habituel pour lui, Benoit Poelvoorde qui nous joue un pauvre gars perdu qui héberge chez lui un petit gamin (ce qui ne l'empêche pas de s'absenter...) qui ne sert à rien à l'histoire sauf à montrer son petit minois de temps en temps (on aurait pu prendre un chat persan ou une belle peluche ça n'aurait pas changé grand-chose). Il est photographe et sans beaucoup d'amis mais c'est "sa liberté" donc on ne peut pas l'enquiquiner avec ça ;
>>>> à ma gauche Elena, jeune demoiselle sympathique qui est étudiante (mais ça ne se voit pas trop à l'écran) et qui joue du piano (à l'âme artistique...) et s'occupe de personnes en difficulté avec qui elle est un peu trop dans l'empathie.

Comment ? Ils sont faits pour se rencontrer ? NooooooN... mais vous avez déjà vu le film ? Évidemment, jouer du Chopin, ça créer des liens surtout quand on joue fenêtres fermées, que celui qui entend à aussi ses fenêtres fermées et qu'il y a une cour entre vos deux appartements (et accessoirement qu'il pleut). Hyperacousie dîtes-vous ? en effet, le terme semble approprié et ce mot vaut 28 points au Scrabble :o)

Vous vous dites que je m'arrête à un détail ? Oui mais de toute façon Benoit Poelvoorde le dit dans le film : "c'est chiant les explications"... je vais tacher d'être un peu plus disert mais le personnage écrit pour B. Poelvoorde est tellement nul que le film est injouable : je prends des photos de ma voisine en cachette ? ok... je les expose sur les murs de chez moi ? discret .... j'invite la fille et ne comprends pas que la vision de ce mur de photo la choque au point de la faire partir ? Parfait !!!!

Il y avait pourtant de quoi faire avec ce photographe perdu qui est parfois lucide mais la réflexion autour de ce métier qui consiste à se mettre toujours en retrait, les questions qui sont soulevées lorsqu'on prend en photo quelque chose de tragique et les questions éthiques qui vont avec (la série "décryptage de l'image" dans "Le Monde" cet été était ultra intéressante, notamment toute l'histoire autour de la photo prise par Kevin carter au Soudan en 1993 qui lui a valu la plus haute distinction honorifique chez les photographes... et l'a mené au suicide deux ans plus tard). Il y avait quelque chose à faire autour de ce personnage qui s'occupe des gens cabossés par la vie alors qu'elle-même est en freestyle : "est-ce que vous vous occupé des gens plus malheureux que vous pour vous donner l'impression d'être finalement moins malheureuse" demande-t-on au personnage d'Elena... bonne question vite éludée.

En voulant centrer son film sur l'histoire d'amour "impossible", les scénaristes se sont bien plantés et l'heure quarante a été est un vrai supplice pour ma montre que j'ai du consulter une dizaine de fois en tapotant dessus pour voir si l'aguille était encore vivante le temps semblant parfois s'arrêter devant le néant de ce film (que je déconseil aux élèves de terminale de voir si ils doivent écrire une dissertation sur le malheur... le stagiaire de Ciné-Live cet été étant lui tombé dans le panneau :-/ ).
.O.


Première :
¤ ¤
 
Studio / Ciné Live :
# # # (+)
.O.
Convenu dans son obstination à cultiver le non-dit, ratant quelques scènes clés (Elena découvrant qu'Antoine l'a épiée), ce mélo existentiel aux dialogues ciselés disserte néanmoins sur le malheur avec intelligence. Il repose aussi sur la prestation de Poelvoorde: immense, comme d'hab, l'acteur est aussi poilant quand il raconte Cendrillon à sa sauce que bouleversant dans son incapacité à s'extirper de sa torpeur. 
.O.

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