The major

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Réalisateur :
  Yury BYKOV
Acteurs :
  Denis Shevod, Irina Nizina, Ilya Isaev
     
Genre :
  Drame
Durée :
  1 h 40
Date de sortie :
  06/11/2013
Titre original :
  The major
 
Note "critique" :
  3,16
 Classement 2013
  8 / 163

Résumé :
.O

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Sergueï Sobolev un officier de la police russe en route vers l'hôpital où son épouse va accoucher. Pressé, roulant vite et stressé, il renverse un enfant qui meurt à la suite de l'accident.
.O.

Xavier
@ @ @

.O.
11/11/2013
Vive les forum de discussion : sans celui de néoprof et sa section "sur la toile" avec ses piliers thrasybule et nuages, je serais passé à coté de ce film russe qui n'a eu le droit qu'à 11 salles en France pour sa première semaine d'exploitation dont deux petites à Paris. Chaudement recommandé par nuages, je me suis précipité à Saint-Lazare pour un voyage d'1h40 du coté de la Russie en compagnie d'un major en position délicate.

Ce film m'a vraiment emporté pendants ses trois premers quarts : je me suis dit que c'était exactement le film à montrer aux gens qui disent "moi je suis dans les clous et je galère alors que lui il "triche" et réussit". Ma réponse habituelle est que lorsqu'on suit les clous, on peut se sentir "trop bon, trop con" mais qu'au moins on peut se regarder dans la glace, regarder nos amis sans arrière-pensées, ne pas se dire qu'un jour ça va nous revenir en pleine gueule et qu'on va devoir payer pour ce qui a été fait.

Quelle réactions aurions-nous à la place de cette personne ? evidemment on est "parfait" donc on n'aurait pas pris la route, on se serait fait conduire, on aurait ralentit avant... d'un autre coté pourquoi le gamin a réagit comme ça ? il ne pouvait pas se figer tout simplement, la maman pouvait pas le tenir par la main puisqu'ils traversaient la route ? première réaction ou l'on s'en veux, seconde ou l'on en veux à l'autre et... peu de temps pour choisir la bonne réponse à une question à qui on donne facilement une réponse assis derrière son clavier mais qui a de quoi torturer l'esprit lorsqu'elle se pose concrètement.

Je dois aller trop souvent au cinéma car j'ai directement imaginé la solution "simple" (qui a dit "russe" :-p ) qui aurait eu le désaventage de limiter le développement du film (ou de le rendre bien trop classique en mode "enquète - révélation - chute") et le choix fait par le personnage principal est finalement celui qui parait le "meilleur" pour lui.

Le choix de cette solution médiane va declencher un engrenage qui emportera sur son passage le personnage principal mais également tout ceux qui seront, de près ou de loin concerner par cette affaire. J'ai beaucoup aimé l'implication des collègues/amis : quel est leur rôle dans le drame ? pouvait-ils être de bons conseillés dès le départ ? Aurait-ils été écoutés ? le film interroge donc notre attitude comme acteurs mais aussi comme spectateur ce qui est un joli tour de force... A coté de cela, il garde une tension constante qui est totalement en phase avec l'état d'esprit du personnage, les scénaristes ayant eu l'intelligence de ne pas s'égarer sur les jours/mois/années suivant le drame mais sur les heures qui le suivent, ce qui empêche de prendre du recul et mène rapidement à la croisée des chemins.

Que ce soit le perso principal ou son collègue et amis qui, souvent, ressemble à son double et illustre sa mauvaise conscience... que ce soit les parents du petit qui n'ont rien demandé à personne et se retrouve embarqué là-dedans... que ce soit le chaque personne de "pouvoir" qui se rend compte que la chute d'un petit soldat peut faire effet domino et remonter jusqu'à elle... le film réussit le tour de force de donner à chacun un rôle, de brouiller les certitudes à l'image de ce couloir de comissariat ou dans le même couloir les deux portes qui se suivent sont la cellule et le bureau du responsable. Il en faut peu pour passer de l'une à l'autre, peu pour basculer dans l'horeur et finalement ressentir que l'on est peu nous même...

Qu'est-ce que je reproche à la fin du film ? pas sa toute dernière scène qui semble dire "tout ça pour ça" mais tout le passage précédent qui m'a fait craindre un moment une redemption improbable... lorsque le noeud devient trop serré on s'attend à ce que ça "tranche" et le réalisateur préfère botter en touche laissant chacun se faire son avis sur les chances de survie du perso principal (et par la même de ses "amis" car le film montre bien que nos actions n'impliquent que très rarement notre propre petite personne).

Au final, je recommande chaudement ce film même si vos chances de le découvrir en salle son minime ce qui fait rager car j'ai du mal à croire qu'avec 5 464 "écrans actifs" (source wikipedia en 2011) seuls 11 le diffuse (avec parfois moins d'une séance par jour sur la semaine complète) donc si vous habitez Amiens, Caen, Dijon, Lyon, Marseille, Nice, Paris, Poitiers ou Rouen n'attendez pas pour foncer au cinéma !
.O.


Première :
¤ ¤ ¤
 
Studio / Ciné Live :
# # # (+)
.O.
Dans ce film, il n'y a de blanc que la neige. Tout le reste est en noir et gris foncé. Cette histoire de mort accidentelle étouffée par la police russe est lugubre et dérangeante, mêlant à la fois l'horreur et l'incrédulité face à la descente aux enfers des parents de la victime, l'escalade de la violence policière et l'absence de morale. S'il existe une éthique, c'est bien celle de la corruption. L'interprétation est intense, la mise en scène nerveuse, les décors oppressants et l'atmosphère constamment froide, malsaine et terrifiante. La fin s'avère moins maîtrisée, plus précipitée, mais le film est sauvé par sa logique et son côté sans compromis. À la russe.
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/cinema/the-major-la-critique-de-studio-cine-live_1296777.html#C5sygdzIPu4SJQUC.99
Dans ce film, il n'y a de blanc que la neige. Tout le reste est en noir et gris foncé. Cette histoire de mort accidentelle étouffée par la police russe est lugubre et dérangeante, mêlant à la fois l'horreur et l'incrédulité face à la descente aux enfers des parents de la victime, l'escalade de la violence policière et l'absence de morale. S'il existe une éthique, c'est bien celle de la corruption. L'interprétation est intense, la mise en scène nerveuse, les décors oppressants et l'atmosphère constamment froide, malsaine et terrifiante. La fin s'avère moins maîtrisée, plus précipitée, mais le film est sauvé par sa logique et son côté sans compromis. À la russe.
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/cinema/the-major-la-critique-de-studio-cine-live_1296777.html#C5sygdzIPu4SJQUC.99
Dans ce film, il n'y a de blanc que la neige. Tout le reste est en noir et gris foncé. Cette histoire de mort accidentelle étouffée par la police russe est lugubre et dérangeante, mêlant à la fois l'horreur et l'incrédulité face à la descente aux enfers des parents de la victime, l'escalade de la violence policière et l'absence de morale. S'il existe une éthique, c'est bien celle de la corruption. L'interprétation est intense, la mise en scène nerveuse, les décors oppressants et l'atmosphère constamment froide, malsaine et terrifiante. La fin s'avère moins maîtrisée, plus précipitée, mais le film est sauvé par sa logique et son côté sans compromis. À la russe.
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/cinema/the-major-la-critique-de-studio-cine-live_1296777.html#C5sygdzIPu4SJQUC.99
Dans ce film, il n'y a de blanc que la neige. Tout le reste est en noir et gris foncé. (...). L'interprétation est intense, la mise en scène nerveuse, les décors oppressants et l'atmosphère constamment froide, malsaine et terrifiante. La fin s'avère moins maîtrisée, plus précipitée, mais le film est sauvé par sa logique et son côté sans compromis. À la russe.
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