Tel père, tel fils

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Réalisateur :
  Hirokazu KOREEDA
Acteurs :
  Masaharu Fukuyama, Machiko Ono, Lily Franky, ...
     
Genre :
  Drame
Durée :
  2 h 00
Date de sortie :
  25/12/2013
Titre original :
  Soshite chichi ni naru
 
Note "critique" :
  3,33
 Classement 2013
  17 / 163

Résumé :
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Ryoata, architecte talentueux et arriviste, forme avec son fils de 6 ans et sa jeune épouse la famille idéale. Mais sa vie bascule le jour où la maternité où son petit fils est né l'appelle.
.O.

Xavier
@ @ (+)

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31/12/2013
Je n'avais jamais entendu parler de ce film avant mi-décembre, n'ayant pas retenu au moment du palmarès de Cannes 2013 son nom (il a obtenu le prix du Jury, présidé cette année par Steven Spileberg), ni fait attention au patronyme du réalisateur (qui avait réalisé le très bon "Nobody Knows" numéro 4 de mon classement 2004 !). Ces quelques secondes de présentation avaient attiré mon attention, déjà car dès qu'il s'agit du Japon j'ai un a priori positif, ensuite parce que le thème suffisait à faire froid dans le dos tout en offrants des développements forts intéressants.

Quoi de mieux pour boucler mon année 2013 qu'un film que je vais aimer ? Rien, car une petite friandise au moment de clôturer cette année qui m'aura vu exploser mon nombre de films vus (merci aux mois de juillet et aout passés dans les salles obscures) sans pour autant avoir fait exploser le compteur des films remarquables... "Tel père, tel fils" sera finalement dans la lignée de ces rendez-vous manqués : si le film est largement au dessus de la moyenne, il ne m'a pas complètement convaincu, l'histoire étant déroulée de belle manière mais les personnages principaux (particulièrement les pères) soulignant balourdement un propos suffisamment fort pour se passer de cela.

C'est dommage car tout est là pourtant avec un rythme qui convient bien à l'histoire qui est d'autant plus glaçante quand on apprend les raisons de cet imbroglio : pas d'esclandres, pas de guet-apens... au Japon on est "civilisé" et le poids des traditions est encore bien présent comme le montre la relation entre l'employé et son patron ou celles entres mari et femme. Cela donne un jeu d'influence tout en finesse qui va faire passer le père si plein de certitudes en une marionnette influençable et montrer des couples où celui qui prend les décisions n'est pas nécessairement celui que l'on pense.

Tout irait bien dans le meilleur des mondes si les deux familles n'étaient pas si dissemblables. Pour appuyer sa démonstration, le scénariste nous propose une confrontation entre une "famille des villes" et une "famille des champs" (je caricature grossièrement j'en suis conscient) où le nombre d'enfants est différent, la philosophie de vie également ce qui donne parfois l'impression qu'on juge la façon d'élever les enfants plutôt que de réfléchir à ce qu'on ferait dans une telle situation.

En cela, le film rate sa cible, proposant un peu trop facilement une morale à deux sesterces du style "prenez le temps de voir grandir vos enfants". Évidemment c'est tout mimi et personne n'ira contre mais c'est nier les efforts menés par le père qui bosse comme un fou, c'est presque donner carte blanche au filou qui truande et je n'aime pas cet état d'esprit. Comme souvent la vérité se trouvera dans un juste milieu qu'il est difficile d'atteindre et j'aurais aimé que ce soit le message véhiculé par ce film qui aurait pu être un grand film mais se contente d'être un assez bon film. Grrrr... comme dirait Yoda "déçu je suis" :-/
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Première :
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Studio / Ciné Live :
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Le film commence par cette question anodine que chaque enfant a entendue mille fois: à qui ressembles-tu le plus? Ton père ou ta mère? C'est de ce constat, finalement banal, qu'est parti Kore-eda, auteur du somptueux Nobody Knows. Cinq ans après Still Walking, qui interrogeait la fragilité des relations familiales et notre relation d'adulte à nos vieux parents, le cinéaste japonais vient, en écho, questionner les doutes des jeunes parents. La famille Nonomiya bichonne son fils unique pour lui offrir l'avenir le plus radieux. Jusqu'à ce qu'ils apprennent que, nourrisson, il a été échangé avec leur vrai fils.
On peut être déçu par cette ficelle scénaristique un peu grosse. Mais là où Étienne Chatiliez prenait ce prétexte, dans La vie est un long fleuve tranquille, comme le début d'une comédie féroce et d'une satire sociale, Kore-eda l'utilise pour interroger, avec tact, ce qui fait qu'un homme est père. Est-ce le lien du sang? Est-ce le temps passé ensemble? Est-ce l'éducation? Comment cette famille peut-elle se résoudre à échanger le garçon qu'ils ont élevé comme leur fils pendant six ans pour retrouver un enfant totalement inconnu, mais de leur sang? Le cinéaste touche en plein coeur. Sa mise en scène fluide, son appréhension des espaces et surtout sa fabuleuse manière de percer les sentiments font de Tel père, tel fils une oeuvre à la fois simple et percutante.
.O.

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