Michael Kohlhaas

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Réalisateur :
  Arnaud des PALLIERES
Acteurs :
  Mads Mikkelsen, Mélusine Mayance, Delphine Chuillot, ...
     
Genre :
  Drame
Durée :
  2 h 00
Date de sortie :
  14/08/2013
Titre original :
  Michael Kohlhaas
 
Note "critique" :
  2,50
 Classement 2013
  3 /163

Résumé :
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Au XVIème siècle, dans les Cévennes, Michael Kohlhaas un riche marchand de cheveaux mène une vie paisible et heureuse. Mais un jour il se retrouve victime de l'injustice d'un seigneur et décide de lever une armée pour venger son honneur.
.O.

Xavier
@ @ @

.O.
14/08/2013
J'ai vu ce film juste après un mauvais film de science-fiction ("Elysium" pour ne pas le nommer) et je me suis demandé, dans un premier temps, si je ne "compensais" pas légèrement mon jugement en surévaluant ce film puisque je venais d'en voir un qui ne valait pas grand-chose. Je me suis donc laissé un peu de temps avant d'écrire cette critique et force est de constater que 24h plus tard, il rentre dans la catégorie - rare - des longs-métrages qui se bonifient avec le temps.

Le résumé du Pariscope est un peu réducteur, Michael Kohlhaas n'étant pas un "va-t-en-guerre" : victime d'un seigneur (et de son entourage), il va demander justice ce qui ne sera pas fait sans problèmes. Belle idée que cette recherche de justice et uniquement de cela : la lutte de cet homme n'est pas contre un système (puisqu'il respecte l'autorité du seigneur et de la Reine), il ne cherche pas à casser l'ordre pour une pseudo égalité mais demande juste que chacun soit respecté et jugé pour ses actes.

Dans sa quête, l'homme aura de petites victoires, de petites défaites mais également de grands questionnements. La réflexion sur la religion arrive sans qu'on s'y attende lors d'un dialogue avec un prêtre qui, dans un premier temps, prête à sourire tellement le discours de ce dernier semble déconnecté par rapport aux attentes de cet homme. Prêche dans le désert ? Pas si sûr car rien dans ce film n'est "inutile" et la suite des évènements montrera que la voie prônée par l'homme d'Église et qui semblait tellement saugrenue était finalement la seule "jouable" ce qui peux paraître révoltant mais qui se tient. La religion, moyen d'accepter sa condition quelle qu'elle soit ? c'est osé !.

Le choix de réduire les dialogues au minimum laisse le temps au spectateur de se raconter son histoire et cela marche drôlement bien. Il faut dire qu'on est bien aidé à l'écran avec une belle brochette d'acteurs dont un Mads Mikkelsen qui aurait mérite un prix à Cannes pour ce rôle (il a été devancé par Bruce Dern, qui l'a eu pour "Nebraska" qui ne sortira qu'en janvier 2014 mais j'ai peur que Spielberg et ses acolytes n'aient voulu récompenser 53 ans de carrière pour cet acteur... mais attendons 6 mois pour voir si je suis mauvaise langue...).

Les plans en forêt, avec plus ou moins de brouillards, plus ou moins de cheveaux et tout un degradé de verts ne sont pas parfaits mais ils sont à l'unisson de cet éleveur de chevaux qui ne se voit pas plus beau que ce qu'il est mais qui essaye de faire entendre sa parole : ils évitent un coté factice qui aurait été gênant et si certains films ont déjà fait mieux (je pense aux flèches enflammées), on n'oublie pas que ce sont des paysans "normaux" qui sont à la bataille et non des soldats chevronnés... détail parmi tant d'autres qui nous montre que nous avons à faire à des hommes et non des machines (la voix du seul se présentant comme ayant fait l'armée, bizarrement douce, surprend d'ailleurs).

Bref, ce Michael Kohlhaas pourra paraitre âpre mais il est salutaire dans ce morne été 2013 : son rythme lent et ses plages de silence pourront déconcerter mais le propos est fort et j'espère qu'il trouvera sa place au milieu des Blockbusters qui sortent sur 8 fois plus de copies que lui. Sinon, réservez le DVD et envoyez paitre vos potes qui aiment que lorsque ça fait boum-boum... je vous assure que vous passerez alors une excellente soirée et pourrez vous lancer dans de belles discussions post-film :o)
.O.


Première :
¤ ¤
 
Studio / Ciné Live :
# # (+)
.O.
On est d'abord sidéré et envoûté par la force tellurique des premières images: des plaines à perte de vue défiées par un ciel imposant, la figure de Mads Mikkelsen taillée à même les éléments, ou encore la photo de Jeanne Lapoirie qui sublime, sans ostentation, cette puissance naturaliste. Malheureusement, si la prose de Kleist prenait le parti du détail pour mieux révéler l'impureté de cette lutte, des Pallières joue volontairement la carte de l'opacité et perd le spectateur en route. Dommage.
.O.

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