Les Chevaux de Dieu

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Réalisateur :
  Nabil AYOUCH
Acteurs :
  Abdelhakim Rachid, Abdelilah Rachid, Hamza Souideq, ...
     
Genre :
  Drame
Durée :
  1 h 55
Date de sortie :
 

20/02/2013

Titre original :
   
 
Note "critique" :
  3,00
 Classement 2013
  22 / 163

Résumé :
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Yachine, 10 ans, vit à Sidi moumen le grand bidonville de Casablanca. Son père est dépressif, sa mère tient la famille comme elle peut, et Yachine, pour survivre, se place sous la protection de Hamid, le caïd du quartier.
.O.

Xavier
@ @ (+)

.O.
03/03/2013
Voilà un film imparfait mais qui ressort de ce début d'année bien morose : "les chevaux de Dieu" pourrait être un croisement entre la folie géniale de "la Cité de Dieu" (pour l'excellente évocation de la jeunesse dans les bidonvilles au Brésil) et le glaçant "Paradise Now" (qui suivait deux Palestiniens "désignés" kamikazes...). Si les attentats de septembre 2011 aux USA évoquent obligatoirement des images d'avions et de tour, des images de tragédies largement relayées par les médias, qu'en est-il de ceux de Casablanca qui ont eu lieu deux ans plus tard.

Pas d'attaque d'"étrangers" sur le sol d'un pays adversaire cette fois, mais une attaque de Marocains contre des Marocains... comment en est-on arrivé là ? Comment des gamins des bidonvilles sont devenus de jeunes adultes prêts à se faire exploser à quelques kilomètres de chez eux ? L'atmosphère de ces "Chevaux de dieu" est assez déconcertante, le film se voulant une chronique de la vie ordinaire bien que le choix des deux gamins suivi tout au long de leur jeunesse soit assez classique : le premier sûr de lui, toujours prompt à déclencher la bagarre mais qui a la reconnaissance des plus grands ; le second suiveur et peureux qui subit plus qu'il n'agit.

Ce choix de la "normalité" ne se révèle pas tout à fait payant dans un premier temps, les interactions entre gamins (répétées entre ados quelques années plus tard) ayant un caractère un peu trop démonstratif. Pourtant, cette première partie est indispensable pour expliquer la suite du film, pour donner toute sa force au parcours de ces jeunes qui ont des caractères diamétralement opposés mais qui vont pourtant se retrouver ensemble dans la pire des situations.

Qui est responsable de cette situation ? le film ne choisit pas vraiment bien que la religion en prenne pour son grade. Les quelques images du Casablanca "riche" obligent à s'interroger sur la place attendue pour ces gamins dans la société marocaine et, plus simplement, l'attitude de la mère qui n'a d'yeux que pour le gamin qui s'affranchit des règles ne peux laisser indifférent... pourquoi est-ce toujours celui qui tape le plus fort, qui fait le plus de bruit, qui ne suis pas les règles qui est reconnu ? La question ne se pose pas que dans le film mais je serais curieux de connaitre la réponse dans la vie en général.

Ces deux petites heures s'achèvent par une scène magnifique, le "final" étant connu et ne pouvant être plus fort que celui de "Paradise Now", je me demandais comment Nabil Ayouch allait pouvoir s'en tirer. Le réalisateur touche juste avec cette scène qui m'a dans un premier temps laissé perplexe avant de saisir toute sa puissance au fur et à mesure qu'elle se déroulait : oui, ce sont Yachine et Hamid qui se sont fait sauter mais qu'est-ce que cela a changé ? Comment cela a-t-il été ressenti par les gamins des bidonvilles ? Est-ce que cela pourrait se reproduire demain ? Les réponses seront apportées par le spectateur en regardant celle scène ou le plus important semble ailleurs... Constat terrible mais, si chacun regarde son jeu du jour quand tout explose à côté, comment peut-on évoluer ?.

Bref, ces "Chevaux de Dieu" seront parfaits au coté de "Lincoln" dans le classement de fin d'année : deux films loin d'être parfait mais qui permettent de réfléchir bien longtemps après que les lumières se soient rallumées... un type de film que j'apprécie et que je conseille vivement si vous n'êtes pas réfractaire aux sujets lourds :-)
.O.


Première :
non critiqué
 
Studio / Ciné Live :
# # # (+)
.O.
Comment devient-on terroriste ? C'est à cette épineuse question que le cinéaste marocain Nabil Ayouch tente de répondre dans Les chevaux de Dieu, une fresque lyrique qui suit quatre garçons, de leur enfance dans le bidonville de Sidi Moumen à leur mort en kamikazes. Pour autant, le cinéaste ne verse pas dans le documentaire. Grâce à un casting parfait et un scénario romanesque, il explore les affres d'une jeunesse en désarroi, en restant dans la veine heureuse et sans préjugés d'un de ses précédents films, Ali Zaoua, qui suivait des laissés-pour-compte.
.O.

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