Le Majordome

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Réalisateur :
  Lee DANIELS
Acteurs :
  Forest Whitaker, Oprah Winfrey, Mariah Carey, ...
     
Genre :
  Drame
Durée :
  2 h 10
Date de sortie :
  11/09/2013
Titre original :
  The Butler
 
Note "critique" :
  2,50
 Classement 2013
  40 / 163

Résumé :
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Dans la fin des années 1920, cecil Gaines, un Afro-Américain, quitte le sud des Etats-Unis sous le joug du racisme ségrégationniste, pour une vie meilleure. Il va devenir le majordome de la Maison-Blanche et connaitre un destin exceptionnel.
.O.

Xavier
@ @

.O.
21/09/2013
3ème histoire vraie du jour (après "No pain, No gain" et "Gibraltar") avec ce Forrest Gump version "au service de Sa Majesté". Le film est loin d'être parfait et pourtant c'est celui que j'ai préféré aujourd'hui (c'est dire la faiblesse du programme) : très pédagogique, il permet de mettre en lumière, après le "Lincoln" de Spielberg en début d'année, la lutte du peuple noir américain pour la reconnaissance de ses droits.

Vous ne serez pas perdus dans les périodes historiques et le nom du président en exercice, sur un petit bandeau venant sauver ceux qui n'ont pas été assez attentifs en cours d'Histoire Géo à l'école et il faudra par contre oublier la période Bush / Clinton / Bush 2 (j'ai du en oublier quelques-uns et je suis allé vérifier cela sur Wikipédia ICI et j'adore la colonne donnant le nombre de jour de "retraite" pour chacun des présidents... mais en fait, à quoi ça sert cette info ??? ).

Enfin, où en étais-je ? Ce film fera le plaisir des profs d’histoire de collège ou plutôt des collégiens car si l’histoire avait un fort potentiel, il semble que les scénaristes se soient fait plaisir pour charger la barque comme le dit l’article de Ciné live (voir ci-dessous) ce qui se ressent à l’écran avec une accumulation de péripétie qui fait frôler l’overdose et m’avait gêné dans un premier temps (comment critiquer les développements d’une « histoire vraie » avant de m’énerver quand j’ai lu l’article expliquant la vérité historique).

Il faut dire que malgré ses 2h, le film est parfois étouffé par le nombre de sujets abordés ce qui oblige à en survoler la plupart. C’est dommage car le sujet était un parfait point de départ à développer dans une série télé permettant de bien voir la façon d'agir de ces présidents DANS la maison blanche et donc dans un endroit ou le masque, si souvent mis en public, tombe... a ce sujet, voir que la lutte pour légalité des salaires à l'intérieur de cet endroit que l'on pense plus en pointe qu'ailleurs est assez désespérant.

Enfin, le côté revendicatif à l’écran reste une bonne surprise, puisque la plus haute institution des USA n’est pas épargnée alors que le film est tourné par un américain et avec des Américains qui ne sont pas des acteurs de seconde zone. Cela donne parfois des propos surprenant, le parallèle entre les camps de concentration "en Europe alors que ça fait 200 ans qu'ils existent aux USA" m'ayant laissé sans voix.

Bref, dans le désert cinématographique actuel, ce majordome Bibendum aura @@ mais le « mieux » est parfois l’ennemi du « bien » et je pense que le film en fait les frais.

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Article de Ciné Live :

Énorme carton aux États-Unis et beau succès en France, Le Majordome , de Lee Daniels , porte à l'écran l'histoire d'un majordome noir, Eugene Allen , ayant servi à la Maison Blanche 7 Présidents des États-Unis, d' Eisenhower à Reagan. Une histoire vraie qui, fiction et dramatisation des faits oblige, a été parsemée de détails totalement inventés, à la manière de Forrest Gump ... mais en se gardant bien d'en faire mention pendant la promotion. Décryptage de ces quelques prises de liberté sur cinq moments clé du film: 

Son père assassiné sous yeux : Faux

La vie d' Eugene Allen n'a en rien ressemblé à un long fleuve tranquille. Et la volonté de Lee Daniels de l'utiliser comme symbole du combat pour l'égalité du peuple noir aux États-Unis n'a rien d'illogique ou de scandaleux. Mais il est parfois nécessaire de fictionnaliser la réalité pour appuyer son propos. Et Lee Daniels agit ainsi dès l'enfance de son héros. Si l'on en croit Will Haygood (le premier à avoir raconté l'histoire d'Eugene Allen dans un article paru dans le Washington Post en 2008), celle-ci s'est bien déroulée dans une plantation où ses parents travaillaient comme esclave. Mais en Virginie et non en Géorgie, comme on le voit à l'écran. Et surtout, Haygood n'a jamais fait état des monstruosités relatées à l'écran: la mère d'Eugene Allen violée et sombrant dans la catatonie puis son père assassiné sous ses yeux. Par contre, sa quête de se sortir de sa condition d'esclave dans cette plantation où il a grandi fut, elle, belle et bien réelle et constante. 

Sa femme alcoolique : Faux

Oprah Winfrey, que beaucoup annoncent déjà comme l'une des favorites aux prochains Oscars, campe Helene, la femme d'Eugene Allen, interprété par Forest Whitaker. Une épouse qui, lasse des absences de son mari retenu à la Maison Blanche, le trompe avec un voisin et sombre dans l'alcoolisme. 

Ces moments serviront sans doute la star des animatrices télé dans sa conquête vers la statuette suprême. Mais la vraie Helene n'a pas connu cette aventure extra-conjugale, pas plus qu'elle n'était accro à la bouteille. Par contre, elle est bien décédée en novembre 2008, après 65 ans d'union avec Eugene, et n'a en effet pas eu la chance d'assister à l'élection de Barack Obama. 

Son fils mort au Vietnam : Faux

Dans Le majordome, Eugene Allen a deux enfants aux destins et aux caractères opposés. Dans la réalité, il n'en a eu qu'un, Charles, qui a bien servi comme militaire lors de la guerre du Vietnam. Mais, fort heureusement pour lui, n'y a pas trouvé la mort comme son personnage à l'écran. 

Son fils membre des Black Panthers : Faux

Quid alors du fils aîné, membre des Black Panthers et reprochant à son père sa trop grande servilité aux blancs? Quid de ce parfait contrepoint qui permet à Lee Daniels de raconter de l'intérieur tout cette lutte historique pour les droits civiques et l'opposition permanente d'alors entre partisans de la méthode douce et de la méthode dure? Eh bien, il s'agit d'une totale invention... Cet autre fils n'a jamais existé. Mais sans lui, le film perdrait forcément de son intérêt historique et se limiterait au destin d'un homme au lieu d'exposer celui d'un peuple tout entier. 

Sa rencontre avec Barack Obama : Peut-être que oui, peut-être que non

On le sait, Barack Obama a pleuré en découvrant Le majordome. Mais a-t-il vraiment rencontré Eugene Allen comme le suggère la fin du film? La réponse n'est pas très claire.  Eugene Allen a certes été invité en VIP lors de la première soirée organisée à la Maison Blanche par le Président après sa prise de fonction. Mais Will Haygood ne fait jamais état en tant que tel d'une rencontre et raconte juste qu'Allen a été bouleversé en voyant le premier Président noir occuper ce fameux bureau de la Maison Ovale. 

Mais, pour paraphraser le John Ford de L'homme qui tua Liberty Valance : quand la légende est plus belle que la réalité, il faut imprimer la légende! 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/cinema/le-majordome-une-histoire-presque-vraie_1285154.html#iV8XsZhgyCBOtOHP.99
.O.


Première :
¤ ¤ ¤
 
Studio / Ciné Live :
# # (+)
.O.
Du style de Lee Daniels, on retient l'emphase virant souvent à l'hystérie lacrymogène. Ici, on s'étonne (et se réjouit) d'une tonalité générale plus retenue. (...) Si le réalisateur ne perd rien de sa hargne militante, son dispositif en atténue la portée : hésitant entre le parcours de ce père servant et celui de son fils qui se battra pour les droits des Noirs, son récit de la grande histoire à travers la petite s'inscrit dans un didactisme prononcé et quelques raccourcis un peu limites.
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