Le Grand'Tour

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Réalisateur :
  Jérôme le MAIRE
Acteurs :
  Denis Burton, Pierre Fontaine, Christian Henrard, ...
     
Genre :
  Comédie dramatique
Durée :
  1 h 45
Date de sortie :
  24/07/2013
Titre original :
  Le Grand'Tour
 
Note "critique" :
  2,50
 Classement 2013
  123 / 163

Résumé :
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Une fanfare de musiciens amateurs débarque dans un petit village des Ardennes. Les dix amis quadragénaires sont bien décidés à se rendre au "carnaval du monde" de Stavelot. Mais, avant d'y arriver, ils vont affronter quatre mois d'une drôle de randonnée dans les bois.
.O.

Xavier
@

.O.
16/08/2013
"Alors, c'était bien ?" ... pour comprendre pourquoi je suis allé voir "Le Grand'Tour", il faut remonter de quelques jours à la sortie de la salle du MK2 Biblio ou j'étais allé voir "Les derniers jours". Euh... oui... quelle est là question ? un gars qui m'a vu sortir de la salle et qui va voir un autre film me demande donc ce que j'ai pensé de ce film ce que je dis en quelques mots ajoutant que de toute manière l'année n'est pas terrible. Il me demande ce que j'ai aimé et dis que pour le moment par ordre chronologie ce sont "Django Unchained" (il confirme), "Cloud atlas" (qu'il ne connait pas) et "Mud' (il confirme). Pour lui son top 3 comprend "Le grand'Tour" et il me donne même le nom du cinéma à Paris où il l'a vu sans payer de supplément puisque cette salle accepte la carte UGC Illimité.

Voilà donc comment s'est éveillée ma curiosité à l'égard de ce film belge dont je n'avais jamais entendu parler et, pour remettre les choses en perspectives je pense qu'il faut prendre en compte cette anecdote de tournage publié sur le site d'Allociné qui explique cette réflexion que je me suis faite lorsque j'ai remarqué au générique de fin que tous les personnages avaient le même prénom à l'écran et dans la vraie vie :

Dans Le Grand'Tour, Jérôme Le Maire suit les aventures d'une fanfare appelée la "Rwayal Prînten". Cette fanfare existe réellement et Vincent Solheid, le producteur du film, en est le fondateur. Les acteurs jouent leurs propres rôles. Le Grand'Tour est donc filmé comme un documentaire, même si la plupart des péripéties ont été scénarisées.

Ok, donc les gars se sont fait un délire à moitié scénarisé (et même beaucoup plus car je doute que pendant 5 mois ils aient dormi sous la tente ;-)). Très bien mais à rechercher l'effet pseudo-réaliste on s'expose à une comparaison avec la vie de tous les jours qui n'est pas à l'avantage du film : si l'idée de tout envoyer valser et de partir dans un délire "entre potes" se tient sur un temps court, la suite est trop improbable et trop éloignée de mon "idéal de lacher prise" ce qui m'a fit rapidement sortir du film et m'a laissé l'impression d'être à l'extérieur d'un délire entre pote ce qui n'est jamais très agréable.

Les gars qui ont entre 35 et 45 ans et qui laissent femme et enfants pour un temps court sans rien expliquer ? Pourquoi pas même si je trouve ça limite. Apparament ils ne bossaient pas ou alors ils bossaient trop ce qui explique leurs finances "sans comptabilité" car descendre bière sur bière et sniffer de la cocaïne (trouvée où ?) doit quand même demander un petit budget. À moins qu'ils n'aient vécu de pêche et de cueillette (ce que ne montre pas le film) ce qu'on voit à l'écran est difficilement compatible avec une vie de bohème.

Remarquez, avec leurs sacs de randos, ils semblent plus habitués à crapahuter qu'à faire de la musique... peut-être étaient-ils partis avec des liophylisés et de quoi tenir deux mois ? Ces longues randonnées à petite vitesse donnent l'occasion de quelques sentences parfois pleines de lucidité, parfois exaspérantes, parfois amusantes (- "T'imagines le portrait-robot placardé partout pour signaler notre disparition ??"). Il n'empêche, on s'ennuie entre deux beuveries et ça me gonfle cette image de plus en plus "classique" de quadra qui se droguent (où boivent à tout va) comme si c'était quelque chose de normal. Évidemment, il doit y avoir du second degré, mais entendre que la plus belle expérience à faire dans la vie c'est marcher drogué dans les bois et bien, ça ne me touche pas...

Le film a remanié son scénario au fur et à mesure ? Cela se ressent et la fin est vraiment longuette, la quête intérieure de chacun étant, bien entendu, plus difficile à mettre en image. Il n'empêche : ce délire de potes se filme entre pote et reste un truc à regarder un soir avec les intéressés pour se rappeler le bon temps où l'on avait 19 ans (quel est l'intérêt d'un plan qui nous montre un des gars qui rote trois fois ?) et où l'on savait déconner alors que, maintenant, on a une femme, des enfants, un boulot et qu'on est un ADULTE.

Bref, vous l'aurez compris je ne suis pas du tout rentré dans le délire de Vincent Solheid et ses potes ce qui ne semble pas être le cas des journalistes spécialisés (avec un joli 3,9/5 dont un 4/5 pour "le monde" pour qui " il est clair que le vrai sujet du film est celui de l'utopie et qu'il en offre une perspective assez actuelle" alors que je n'ai vu aucune utopie dans ce film, juste une belle crise d'adolescent qui mènerait à une vie que je n'envie pas du tout ce qui explique peut-être mon rejet du film). Côté spectateurs, c'est moins bon avec tout de même 3/5 mais des avis très partagés donc... quitte ou double ? :-p
.O.


Première :
¤ ¤ ¤
 
Studio / Ciné Live :
# # # (+)
.O.
Cette échappée fantastique sur les routes de Belgique et d'ailleurs est une bouffée d'air de complicité. Les personnalités attachantes se révèlent, le portrait en creux du leader se dessine, faisant oublier des images parfois crasseuses. Quand les questions arrivent, Le grand'tour y gagne son second souffle. À quel moment décide-t-on que la fête est finie? Une très belle déclaration d'amitié
.O.

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