Keep Smiling

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Réalisateur :
  Rusudan CHKONIA
Acteurs :
  Ia Sukhitashvili, Gia Roinishvili, Olga Babluani, ...
     
Genre :
  Comédie dramatique
Durée :
  1 h 30
Date de sortie :
  14/08/2013
Titre original :
  Gaigimet
 
Note "critique" :
  3,00
 Classement 2013
  23 / 163

Résumé :
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La télévision de Tbilissi, capitale de la Géorgie, organise le casting d’une nouvelle émission de téléréalité qui élira la « Meilleure mère de l’année ». De nombreuses candidates se présentent en ignorant ce qui les attend. Une seule loi « Keep Smiling ! ».
.O.

Xavier
@ @ (+)

.O.
21/08/2013
L’extrait ne me disait rien et la phrase d’accroche sur l’affiche (« C’est un peu comme ‘‘The Full Monty’’ en tallons aiguilles et bikini » Variety) corroborait cette première impression. Heureusement les forums permettent de discuter avec des spectateurs « normaux » dont l’avis à plus de valeur que celle des critiques professionnels trop souvent là où les attends et ce film m’a été recommandé donc je lui ai laissé sa chance.

Ce doit être le premier film géorgien que je vois au cinéma et on ne pourra pas dire qu’il fasse une bonne publicité pour ce pays ;-) Plus sérieusement, cette histoire est classique sur le papier mais cela fait du bien de la voir traiter avec une certaine naïveté que l’on a perdue lorsqu’on regarde les concours divers et variés que propose la télé tout au long de l’année.

Comment cela se fait-il ? En évoquant la « vraie vie » de ces personnages qui ne restent pas enfermé dans un loft 24/24 et qui essayent simplement d’améliorer un quotidien qui est loin d’être satisfaisant. Quelle est la situation de la Géorgie en 2013 ? Ce n’est pas un pays de l’Union européenne et les relations avec Moscou doivent être « privilégiées » mais les conditions de vie entraperçues dans le film font s’interroger sur notre petit monde bien douillet. Qu’en est-il de la réalité ? Comment le film a-t-il été perçu dans ce pays ? Voilà des questions intéressantes auxquelles je n’aurai sans doute jamais de réponses mais… le film oblige à se les poser…

Pour quoi joue-t-on ? Pour gagner un appartement et une belle somme d’argent… mais c’est l’appartement qui semble faire rêver ces femmes qui se rendent compte, petit à petit, qu’elles ne sont que des pantins que l’on essaye de diriger en mettant en scènes leurs actions et, pire, leurs émotions. La critique de ces émissions menée quasi exclusivement par des hommes est faite sans arrière-pensées et c’est tout naturellement que l’on comprend le « combat » de ces femmes, leur colère de devoir se soumettre à une entreprise voyeuriste (le repas pour les réfugiés, le défilé en maillot de bain, etc…) qui est, pour certaines, le dernier espoir.

Peut-on dans ce cas là être solidaire entre concurrentes pour envoyer valser les gens qui tirent les ficelles ? Peut-on contrarier le fameux « The Show Must Go On » qui semble universellement connu ? … On aimerait y croire mais on se dit que si on vivait cette situation, le joli discours du « tous ensemble pour se faire respecter » aurait vite du plomb dans l’aile, le « diviser pour mieux régner » étant une arme redoutable pour ceux qui mènent la danse.

Jusqu’où est-on prêt à aller pour obtenir le minimum vital, un toit sous lequel vivre avec sa famille ? On est jamais très loin de la prostitution, une prostitution bien moins « clean » que ce que nous montre François Ozon dans son « Jeune & jolie » et ça fait mal. Je trouve dommage que l’on ne voie pas assez les maris de ces femmes : les quelques passages sont en général très éclairant (celui qui est dans la politique, celui qui vit à l’hôpital, etc... ) et le film aurait gagné à développer ce côté à mon humble avis.

Enfin, globalement le film n’est pas parfait mais il évite le traditionnel « feel good movie » et il arrive à faire ressortir au milieu d’une trame classique des questionnements sur un pays et sur nous-mêmes. Une belle performance qui sera saluée par un @@(+) de ma part et un « Don Quixote Award » au Tallinn Black Nights Film Festival de 2012 ;-)
.O.


Première :
¤ ¤ ¤
 
Studio / Ciné Live :
# # # (+)
.O.
La réalisatrice pointe du doigt la manière dont les médias spéculent sur la tragédie humaine, et en ceci Keep Smiling est une satire mordante de la télé d'une universalité incroyable. Le film souligne aussi, grâce à un casting parfait, l'évolution des moeurs de la Georgie prise entre tradition et révolution, dont la femme, la mère, est le symbole intouchable.
.O.

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