Je ne suis pas mort

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Réalisateur :
  Mehdi BEN ATTIA
Acteurs :
  Mehdi Dehbi, Maria de Medeiros, Emmanuel Salinger, ...
     
Genre :
  Drame
Durée :
  1 h 40
Date de sortie :
  07/08/2013
Titre original :
  Je ne suis pas mort
 
Note "critique" :
  2,33
 Classement 2013
  16 / 163

Résumé :
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Yacine, brillant étudiant en sciences politiques d’origine modeste, obtient un soutien inattendu de la part de Richard, son professeur de philosophie politique. Celui-ci propose notamment de l’aider à décrocher un stage à l’Elysée. Mais une nuit, Yacine se réveille paniqué.
.O.

Xavier
@ @ (+)

.O.
22/08/2013

Si on ne m'avait pas dit quel était le film réalisé par François Ozon lorsque j'ai vu dans la même après-midi « Jeune & Jolie » et « Je ne suis pas mort », j'aurais cité le second qui est bien plus intéressant que le premier et qui possède toutes les qualités habituellement visible dans le cinéma de Ozon : un scénario fort, des acteurs convaincants, de multiples interprétations possibles....

Surprise : ce n'est pas le cas et Medhi Ben Attia avec on deuxième film en tant que réalisateur (mais son cinquième en tant que scénariste) fait une entrée remarquée dans mon classement annuel, le cinéma français ayant bien besoin de sa présence pour rémonter des effectifs faméliques depuis le début de cette année 2013 (pas encore de film notés @@@ pour moi et seulement 3 films français sur 14 films notés @@(+)).

Si vous voulez conserver toute la fraîcheur de l'histoire, contentez vous du résumé du Pariscope qui protège bien mieux l'intrigue que la bande annonce et la critique de Ciné-Liv. Pourquoi dévoiler un événement qui ne se produira que 45' après le début du film ? Pour le vendre en suscitant l'envie mais cela se fait au dépend de ce dernier et m'a un peu gêné bien que je comprenne la quadrature du cercle pour les commerciaux qui ont dû se demander comment vendre ce film.

La manière la plus facile, aurait été de mettre en avant l'idée de départ des scénaristes et de partir sur une dénonciation de la société qui parle d'intégration mais juge trop souvent sur l'aspect physique... Cette manière aurait pu marcher mais le film est beaucoup plus subtile que cela, quelque dialogues dits sur le ton de l'anecdote faisant mouche : le plus difficile à gérer n'est pas ce qui est dit mais au contraire ce qui est tu et qui laisse la porte ouverte à l'imagination. Pas de jugement à l'emport pièce, juste un constat qui montre que sans confiance les relations ne peuvent qu'être fragiles.

La relation prof / élève, le désire de ressemblance de l’élève, la tentation de le modeler à son image pour le professeur, permettent de dériver du sujet initial sans pour autant l'abandonner. Il existe un jeu de séduction entre ce professeur de culture générale à Ulm (qui, au passage, nous fait de couvrir Albert Hirschmann ) et cet étudiant qui aimerait croquer la vie à pleine dent mais doit jongler avec des problèmes familiaux et les obligations qui en découlent. Ce jeu pourrait mener en eaux troubles mais on sent que l’étudiant a la tête sur les épaules et c'est finalement ce professeur pour qui "à ce moment de la vie, il ne peux plus rien arriver de bon", va par un tour de passe-passe se retrouver à devoir se reprendre en main.

Difficile de critiquer le film sans dévoiler l'intrigue mais les scénaristes proposent un développement très pertinent pendant les trois-quarts du film, les acteurs tiennent la baraque, que ce soit dans le rôle principal ou non et globalement il y a beaucoup de positif. Bref, si vous ne voulez pas déflorer l'intrigue, faites moi confiance en allant voir le film puis revenez lire ce qui suis et que je cache pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte.

Quel est le problème de cette fin ? Qu’est-ce qui m'a empêché d'être pleinement convaincu après un début @@@ ? L'acceptation trop rapide de la situation de la part du prof réincarné dans la peau de son élève, le manque de réaction de la part du frère car si on peux comprendre que cela arrange le père, le frère y perd mais ne me semble que trop rarement gêné par la situation. La femme ne semble pas non plus troublée par les quelques indices que lui fournit le jeune homme… étonnant qu’elle ne cherche pas à en savoir plus, non ? De même l'attitude très sage du prof dans cette seconde partie et la relative facilité à accepter la situation m'étonne...

Enfin, il faut reconnaître que le film permettait de multiples développements qui trouveraient davantage leur place dans un format « série » en plusieurs épisodes plutôt qu'au cinéma ou l'intrigue est forcément plus resserrée. Il n’en reste pas moins que ce « je ne suis pas mort est un film intelligent et subtile ce qui est de plus en plus rare sur nos écrans alors lâchez votre ordi et foncez au ciné car le film ne restera sûrement pas très longtemps à l'affiche mais il mérite d'être vu et défendu (et en plus après on pourra en parler beaucoup plus librement ;-) ).
.O.


Première :
¤ ¤
 
Studio / Ciné Live :
# # (+)
.O.
Il faut attendre trois bons quarts d'heure avant que le film ne débute vraiment. Trois quarts d'heure peu convaincants (...) C'est à partir de cet événement étrange que le récit se met en place. Que le discours sur l'intégration et l'égalité des chances prend toute sa force métaphorique et sa singularité. Le film vire à la démonstration, mais son audace mérite d'être saluée
.O.

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