Ini Avan, Celui qui revient

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Réalisateur :
  Asoka HANDAGAMA
Acteurs :
  Dharshan Dharmaraj, Subashini Balasubramaniyam, Niranjani Shanmugaraja, ...
     
Genre :
  Drame
Durée :
  1 h 50
Date de sortie :
  10/07/2013
Titre original :
  Ini avan
 
Note "critique" :
  2,16
 Classement 2013
  64 / 163

Résumé :
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Dans le Nord du Sri-Lanka, après avoir passé deux années dans un camp de rééducation gouvernemental, un ancien combattant de l'armée rebelle vaincue revient dans son village et retrouve les siens.
.O.

Xavier
@ @ (-)

.O.
15/08/2013
Vacances parisiennes cette année... à défaut d'Islande, de Japon ou de Pérou, je voyage à travers les écrans de cinéma à la recherche d'histoire ayant un peu de souffle, quète délicate si j'en juge par le peu de résultat malgré mes multiples tentatives. Le voyage du jour mène du coté du Sri-Lanka et du coté de Censier-Daubenton, le film étant sortie depuis plus d'un mois et ayant des résumltats confidentiels.

Un petit tour en vélo me permet de parcourir 8 496,78 km (soyons précis) et de (re)-découvrir un des multiples conflit qui s'est déroulé dans la seconde moitié du XXème siècle (que l'on rapporte trop souvent aux 2 guerres mondiales et à la guerre froide qui a suivit). Pas d'image de guerre ici, pas d'explications sur cette guerre civile et sur les "camps de rééducation", wikipedia débutant sa fiche par cette introduction (le nombre de mort annoncé dans le film étant, il me semble, plus important) :

La guerre civile du Sri Lanka opposa, officiellement de 1983 à 2009, le gouvernement du Sri Lanka dominé par la majorité cinghalaise bouddhiste, et les Tigres de libération de l'Îlam tamoul (LTTE), organisation séparatiste luttant pour la création du Tamil Eelam, un État indépendant dans l'est et le nord du pays, majoritairement peuplé de Tamouls de religion hindoue (18 % de la population du pays). Ce conflit a causé plus de 70 000 morts depuis 1972 selon des chiffres du 1er mars 2008.

Grrr, ce rapide resumé est donné à l'écran mais cela frustre un peu et donne envie d'en savoir plus et si le sujet du film est ailleurs, j'ai dès le départ conscience que je ne pourrais pas pleinement apprehender les réactions des différents protagonistes à cause de ma méconnaissance des divers enjeux :-(

Enfin, il est un peu tard pour réparer cela et le film porte sur le retour d'un soldat chez lui alors qu'aucun de ses camarades n'a survécut (heureusement qu'il y avait le résumé du film car, là encore, rien ne montre qu'il revient de "deux ans passés dans un camp de rééducation" que ce soit dans son attitude ou dans la réaction des personnes qui le voit revenir... il est calme, posé, cela ferait presque croire que ces deux années n'ont eu aucune incidence sur lui... bizarre...

Le voilà le "seul" survivant et l'accueil est loin d'être enthousiaste. Mais pourquoi s'est-il battu ? les hommes qui se sont engagés avec lui avait bien un but ? les parents de ces jeunes hommes avaient-ils un idéal eux-aussi ? qu'en est-il aujourd'hui ? aucune idée mais le gars est rejeté par quasiment tout le monde... et ça façon de vivre ce rejet jette le trouble, le "stress post traumatique" si cher aux americains dans les différents films traitants de l'après guerre du Vietnam ou du Golfe laissant penser qu'en Amérique du Nord c'est plus compliqué qu'en Asie.

Le rythme très lent du film encourage à se poser des questions et la première partie s'avère trèèèès lente ce qui n'aide pas quand on n'arrive pas à trouver d'embryon de réponse. Heureusement le film explore une seconde piste avec un questionnement sur l'emploi qui est beaucoup plus intéressant mais il rechute avec une bette entourloupe qui ne m'a pas convaincue.

Bref, il y a trop d'implicite dans ce film pour un néophyte et l'angle choisit ne m'a pas toujours convaincu : après une première partie correcte, la seconde est forte mais la troisième très faible et je suis ressortie de la salle assez déçu, n'ayant ressenti l'emotion qu'à de trop rares moment et de l'ennui poli trop souvent. Peut-être que quelqu'un de plus cultivé y trouvera son compte mais là, je passe mon tour.

.O.


Première :
¤ ¤
 
Studio / Ciné Live :
# # # (+)
.O.
Le cinéma traite souvent de sujets essentiels qui ne font guère la une des journaux. À la manière du Sri-lankais Asoka Handagama évoquant ici les trente années de guerre civile qui ont ravagé son pays en se posant la question de l'après, avec le retour dans son village d'un ex-combattant de l'armée rebelle. Après huit ans sans tourner pour cause de censure, il montre aussi subtilement que puissamment ces fantômes du passé qui ressurgissent, à la manière du récent Repenti, de Merzak Allouache, sur l'Algérie. On regrettera juste que la lenteur du rythme de son récit n'en atténue la force.
.O.

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