Don Jon

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Réalisateur :
  Joseph GORDON-LEVITT
Acteurs :
  Joseph Gordon-Levitt, Scarlett Johansson, Julianne Moore, ...
     
Genre :
  Comédie dramatique
Durée :
  1 h 30
Date de sortie :
  25/12/2013
Titre original :
  Don Jon
 
Note "critique" :
  3,16
 Classement 2013
  5 / 163

Résumé :
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Jon Martello a tout pour lui, un corps de rêve et la jeunesse. Il enchaine les conquêtes et ses amis l'ont surnommé "Don Jon". Mais le jeune homme a une faille, une autre sexualité, celle qu'il pratique avec son ordinateur plusieurs fois par jour.
.O.

Xavier
@ @ @

.O.
29/12/2013
J'avais souvent entendu la comparaison avec "shame", le sujet expliquant ceci mais comme je n'avais pas accroché plus que cela avec le film de 2011 j'étais dubitatif et j’ai attendu d’avoir des échos positifs avant de rajouter ce film à ma liste des 10 derniers films à voir avant de clôturer l’année 2013. Merci à Raphaël et Davy pour leur enthousiasme qui m’a permis de ne pas louper ce film qui sera assurément dans mon top15 de l’année quand il y a plus de 150 films au compteur, ça commence à être pas mal comme classement !).

Salle comble au MK2 ? Pas grave je me rabats sur mon cinéma préféré qui le passe dans la salle de 350 places qui affiche, elle aussi, quasi complet... Et voilà, c'est parti pour un tour de montagnes russes avec ce personnage qui ne vous fera plus jamais écouté la petite musique d'accueil de votre ordi Apple de la même manière si j'en juge par les rires qu'elle déclenchait lors de chacune de ses nombreuses apparitions dans le film (et ça me faisait rire d’entendre mon voisin s’excuser auprès de sa copine de l’avoir emmené voir ce film à chaque nouvelle sonnerie… comme quoi certains ne se renseignent pas et on dû se dire « c’est le gars « d’inception », « The drak Knight Rises » et « Looper » des films grands publics mais au dessus de la moyenne » sans faire attention que cette fois il réalisait et que le thème était nettement moins « grand public » :-p

Quel est ce thème ? À travers son addiction au porno, le personnage principal et ceux qui l'entourent brossent le portrait d'une époque où les relations entre adultes sont peut-être plus compliquées qu'elles ne l'ont jamais été. Avec internet, tout est accessible et donne l'impression d'être facile, déconnectant de la réalité : on en parle souvent pour la musique qui n'est plus attendue dans un magasin mais téléchargée en quelques secondes "gratuitement" sans avoir l'impression de commettre un vol mais finalement est-ce que cela ne peux pas se transposer à d’autres domaines de la vie de tous les jours et donc à « l’amour » suivant la définition que l’on donne à ce mot ?

Le discours du personnage principal se tient et, si l'on y réfléchit, l'image du couple transportée par les divers médias est quasiment toujours celle de la symbiose parfaite bien éloignée de ce qu'il est possible d'attendre dans la vie courante. Vu dans un Disney cela fait sourire mais quand on voit le nombre de comédies romantiques qui cartonnent on peut se demander ce que cherchent les gens qui adorent ce genre de film ? Cela rejoint la question que se pose la plupart des célibataires qui n’ont pas fait une crois sur la vie à deux : suis-je insignifiant ou trop exigeant ? Aller savoir mais c'est vrai que lorsqu'on pense à la vie en couple, aux possibles enfants, à la vie seule et le plaisir de la mener comme bon vous semble le choix entre les deux ne paraît plus aussi évident, les chances de réussir ce qu'énonce très maladroitement le personnage principal à la fin de film étant, soyons honnête, assez minces...

Le film démolit les stéréotypes habituels du style « il est grand beau musclé, elle est ultra mimi et n’attendait que lui » en montrant un homme perdu dans ses désirs et une femme perdue dans ses rêves de puissance… A coté de cela, l’église est donnée comme une bonne conscience sans valeur, la famille est démolie entre la mère qui est encore dans un rêve Barbie et le père qui n’a pas grandi – la sœur étant la seule lucide alors qu’elle parait dans un premier temps complètement déconnectée – les amis n’ont quasiment aucun recul et ne sont que des doubles, le tableau total est d’une noirceur étonnante qui n’est malheureusement pas assumée jusqu’au bout, le personnage de Julianne Moore étant amené d’une façon très peu subtile qui semble dire qu’avec 20 ans de plus on est plus lucide sur nos attentes et qu’on a compris le sens de la vie que ce soit seul ou en couple. Aller, si on est positif on dira que c’est un pied de nez qui nous rappelle que nous regardons un film et que le personnage principal déteste les films car on voit toujours de beaux acteurs faire des trucs nunuches à l’écran… oui, ça doit être ça, ça ne peut pas être autre chose !!!

Aller, au final ce film est vraiment réussit, l’humour ne cachant pas des thèmes qui vous trotteront dans la tête bien longtemps après l’avoir vu et c’est un signe qui ne trompe pas sur sa qualité. Un conseil ? Regardez la bande-annonce (pour ne pas être surpris mais elle ne vous donnera qu’un maigre aperçu du film) et foncez !
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Première :
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Studio / Ciné Live :
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Gordon-Levitt a une manière de parler de sexe (et de le montrer) à la fois ludique et intime. Porté par l'enthousiasme créatif de sa mise en scène, qui fait oublier les coups de mou de son scénario, ce "Shame" à la sauce rom' com se révèle d'un charme fou.
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