American Nightmare

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Réalisateur :
  James DeMONACO
Acteurs :
  Ethan Hawke, Lena Headey, Max Burkholder, ...
     
Genre :
  Thriller
Durée :
  1 h 25
Date de sortie :
  07/08/2013
Titre original :
  The Purge
 
Note "critique" :
  2,00
 Classement 2013
  59 / 163

Résumé :
.O

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Dans une Amérique rongée par une criminalité débridée et des prisons surpeuplées, le gouvernement a donné son accord pour qu'une fois par an, pendant 12 heures, toutes activités criminelles, meurtres inclus, soient légalisées.
.O.

Xavier
@ @ (-)

.O.
09/08/2013
Je n'avais pas entendu parler de ce film avant que sa bande-annonce ne me surprenne au cinéma : "the purge" et donc l'idée bizarre que pour faire baisser le chômage et la criminalité il suffirait de laisser le champ libre a toutes nos pulsions les moins avouables pendant 12h chaque année.

Le postulat de départ est surprenant mais je me demandais comment le film allait le développer, imaginant déjà deux camps puisqu'il y a ceux qui se calfeutreront et se cacheront pour ne pas être embarqués dans ce grand n'importe quoi et, bien évidemment, ceux qui voudront en profiter pour régler en toute impunité leurs comptes.

La bande-annonce suggérait que les héros de ce film seraient de la première catégorie avec cette petite famille américaine qui voit le papa ultra bosseur, la maman a la maison, fifille première exceller en tout mais faire sa crise d'adolescence et fifils second être à la fois asociale mais prêt à sauver son prochain. Hum, ce n'est pas l'idéal pour se sentir proche de ces quatre personnages mais ce qui m'a le plus gêne est cette histoire de "purge" des plus faibles, des sans-abris, etc...

Dites, les extraits du début du film montrent que c n'est pas la première purge alors pouvez-vous m'expliquer qui sont ces gens sans abris (je rappel qu'il n'y a quasi pas de chômage) et pourquoi ils ne profitent pas de la purge pour se rebeller contre leur situation ? La société de consommation n'existe plus et c'est un choix de vie ?

Le film se trompe de cible en se concentrant sur cette petite famille : la référence a "orange mécanique" avec ces jeunes qui se "font plaisir" ce soir-là est a moitie assumée et il aurait été intéressant de développer le rôle du petit ami de la fille de la famille. Si vous aviez le droit de faire tout ce qui est interdit sur un temps donner, que feriez-vous ? L'attitude bisounours est bien évidemment la première réponse : rien mais l'attitude des voisins (seule bonne idée du film) montre que les choses ne sont pas si simples...

Après se pose le cas de conscience du père qui me parait assez mauvais dans son boulot : les bunkers pour passer 12h sont quand même plus indiqués que ces maigres protections mais passons... Aideriez-vous quelqu'un en difficulté au risque de faire tuer toute votre famille ? Quand la question de le "livrer" se pose, quel choix feriez-vous entre votre vie et votre morale ?

Voilà pour moi la question centrale du film, et personnellement j'aimerai répondre qu'évidemment je préférerais mourir l'esprit noble que vivre avec l'esprit bafoué mais est-ce si simple quand on n'est pas le seul concerné par la décision ?

Le film contourne le problème avec ses gros sabots et son scénario sans surprise qui veut que sauver une personne permette à coup sûr de s'en sortir sans trop de dégâts. Il aurait été bien plus subversif d voir toute la famille se faire dézinguer mais, si le film reste interdit au moins de 17 ans aux USA - et 12 ans en France - il reste un classique "survival" alors qu'il avait toutes les clefs pour faire un vrai grand film de science-fiction réaliste (surtout qu'en ne durant qu'1h20 j'aurai du mal a croire que le film était trop long et qu'on a du couper des choses au montage).

Bref, je suis étonné de voir le critiques ultranégatives sur ce film (que ce soit en Franc ou de l'autre côté de l'Atlantique) mais rassuré de voir que le public attend encore des thèmes originaux si je m'en fie aux résultats plutôt bons au box-office des deux cotés de l'Ocean :-)

Est-ce qu'American Nightmare est un bon film ? Loin de là ! Pourtant les thèmes abordés et certains développements inattendus (malheureusement trop peu nombreux) lui permettent de sortir la tête de peloton de film indigestes, sans idée et oubliables qui inondent les salles obscures depuis le début de cette année 2013 :-(
.O.

Première :
non critiqué
 
Studio / Ciné Live :
# # (+)
.O.
(...) Postulat de départ méchamment critique d'une Amérique paranoïaque, repliée sur des valeurs obsolètes et minée de l'intérieur par son prosélytisme du droit au port d'arme. Dommage que James DeMonaco n'ait pas pensé à confier cette idée à John Carpenter, dont on imagine quel pamphlet critique et fielleux il en aurait tiré. Non pas que ce jeune cinéaste rate son film. Mais il loupe sa cible, sacrifiant l'intention politique sur l'autel d'un "survivor movie" bien ficelé mais sans crescendo, classiquement orchestré entre un découpage nerveux, un recours systématique au hors-champ et une fin en forme de twists successifs. 
.O.

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