Cloclo

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Réalisateur :
  Florent Emilio SIRI
Acteurs :
  Jérémie Renier, Benoît Magimel, Monica Scattini, ...
     
Genre :
  Drame
Durée :
  2 h 30
Date de sortie :
  14/03/2012
Titre original :
  Cloclo
 
Note "critique" :
  3,33
 Classement 2012
  2 / 101

Résumé :
.O

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D'Alexandrie au boulevard Exelmans, vie et mort d'un chanteur dévoré par son métier, autoritaire et marié à ses fans : Claude françois, l'autre idole des jeunes. Chorégraphe, danseur, homme d'affaire et à femmes, un personnage qui ne faisait rien comme d'habitude.
.O.

Xavier
@ @ @

.O.
23/03/2012

Les pronostiqueurs du forum box office d'AlloCiné prévoyaient un carton pour ce film... J'étais plus réservé sur l'enthousiasme suscité par le premier teaser mais les échos lus sur ce film étaient excellents et la présence de Jérémie Renier dans le rôle principal laissait augurer du meilleur.

Caser les 2h40 du film dans un emploi du temps n'est pas chose aisée et cette (petite) attente se révélait « dangereuse » les retours étant tous dithyrambiques ce qui, en règle générale, fait monter naturellement le niveau d’exigence que l’on a avec le film.

Coté chiffres, ses résultats en première semaine se révélèrent un peu décevants : 1 million de spectateurs ? Eu égard à ses 700 salles, au printemps du cinéma (places à 3€50 pendant 3 jours), aux solides critiques, au bon bouche à oreille... est-ce que ce dernier serait moins bon que prévu ???

Les premières analyses étaient catégoriques : « Cloclo arriverait trop tard » ! Le chanteur est démodé puisqu’il est mort en 1978 alors que le grand revival du moment se concentre sur les années 1990-2000. De fait, je me suis rendu compte en voyant ce film que, si je connaissais Claude François, ce n'était que pour quelques tubes (le "s" est important car le bonhomme en a proposé pas mal) et... pour sa mort, électrocuté dans sa baignoire (mais j'étais persuadé que c'était à cause d'un sèche cheveux ce qui m'avait toujours intrigué ; le film a réparé cette erreur).

Ses fans qui feraient passer les groupies de "Twilight" pour des bonnes sœurs ? Son histoire personnelle compliquée que ce soit avec ses parents ? Ses femmes ? Ses enfants ? Lui-même... Il y avait en effet de quoi remplir un film de plus de deux heures et demie ce que Florent-Emilio Siri ne se prive pas de faire.

Problèmes des "biopic", l'identification des personnages secondaires se fait en mode "non dit distinctement ou affiché de manière visible" pour que les perdus (dont je fais parti) ne loupent pas France Gall, Johnny Halliday, Gilbert Bécaud, Franck Sinatra, ...

Le résultat est très solide et le portrait permet d'apercevoir ce que fut la vie de cet artiste qui triomphait au moment des 45 tours. Malheureusement, malgré des acteurs qui se donnent à fond (Renier est saisissant), je n'ai pas réussi à m'enthousiasmer complètement pour ce film que j'ai vu davantage comme un superbe "livre illustré" plus qu'une balade enivrante aux côtés de Claude François. J'aurais aimé avoir la réaction de ma voisine de cinéma qui, au moment critique n’a pu s’empêcher de crier dans la salle « non, ne fait pas ça !!! » (Oui, madame, vous avez 35 ans de retard mais c’est quand même touchant !).

A défaut, on se régale autant avec les musiques du bonhomme (qui illustrent bien sa vie) que par la composition originale d’Alexandre Desplat qui livre quelques belles notes dont il a le secret (et que j’écoute au moment d’écrire cette critique).

Bref, « Cloclo » est un bon film, voire un peu plus que cela, mais il lui manque cette petite pincée de je-ne-sais-quoi qui permet de faire basculer un film de la case des @@@ à celle des @@@@. En attendant, je vous le recommande chaudement, la production actuelle étant plus que faiblarde.
.O.

Première :
¤ ¤ ¤
 
Studio / Ciné Live :
# # # (+)
.O.
Mal-aimé. Il était le mal-aimé. Par son père, qui rejetait ses ambitions d'artiste, l'exilait dans les silences de l'amertume, le bannissait parmi les fantômes ; par lui-même, qui se voyait plus bas que terre, petit, jambes arquées et voix de canard, dévasté de n'être qu'une illusion, quand les foules consumées d'adoration le perchaient dans les étoiles. Dans Cloclo, Claude François passe comme un train en feu dans la nuit. Son enfance égyptienne tirée à l'équerre, ses rêves de gloire sur le sol de France, ses fièvres d'adolescent, ses premiers pas dans la lumière, ses brûlures étouffées de velours écarlate filent vers un destin de cendres. Jérémie Renier s'est vêtu de ses flamboyances, lunettes noires et sourire rutilant, habité par la rage de celui qui voulait être un autre nimbé de néons. Le scénario de Julien Rappeneau n'épargne rien à l'idole. Ni son obsession maniaque du détail ni ses tyrannies ordinaires. Jusqu'à ses liaisons éphémères qui n'étaient que la quête déguisée de l'amour d'un père. La mise en scène de Florent Emilio Siri, classique dans l'ensemble, ne se réinvente qu'à ras de l'humain, cueille le chagrin d'un travelling fugace, déploie soudain des plans séquences qui dépouillent la légende de ses paillettes. Il y a des ratés. Benoît Magimel travesti en Paul Lederman. La scène de la douche fatale, trop longue. Mais quand le voyage de cendres et de lumière s'achève, ne reste que l'exaltation. Comme une brume électrique hantée de suppliques et de chansons.
.O.

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