38 témoins

xxx
xxx
 
Réalisateur :
  Lucas Belveaux
Acteurs :
  Yvan attal, Sophie Quinton, Nicole Garcia, Natacha Régnier, ...
     
Genre :
  Drame
Durée :
  1 h 45
Date de sortie :
  14/03/2012
Titre original :
  38 témoins
 
Note "critique" :
  3,33
 Classement 2012
  6 / 101

Résumé :
.O

xx
.O
Alors qu'elle revient de Chine dans sa ville du Havre, Louise découvre que la rue où elle habite a été le lieu d'un terrible crime. Personne n'a rien entendu, seul son mari pierre se souvient d'un long cri dans la nuit. Et seul contre tous, il va témoigner au commissariat.
.O.

Xavier
@ @ @

.O.
19/05/2012
J’avais lu d’excellentes critiques mais le film était sorti pile pendant ma préparation à l’oral du CAPES… et faute d’entrées suffisantes, il a fallu que je trouve une petite salle dans le coin de Saint-Michel pour pouvoir le voir, le nombre d’écrans dédiés ayant fondue comme neige au soleil.

J’ai bien fait de garder un œil sur Lucas Belveaux (qui avait réalisé il y a quelques années l’excellent triptyque « Un couple épatant », « Cavale », « Après la vie ») qui propose cette fois un film qui se laisse désirer, l’ambiance et le sujet ne permettant pas de rentrer rapidement dans le film.

On suit la vie de ce couple, interprété par Yvan Attal et Sophie Quinton en étant dans un premier temps assez « extérieur » : les répliques sont attendues, les situations classiques et le sujet peu développé. Lucas Belveaux joue avec son spectateur, le mettant dans le rôle de Sophie Quinton, qui vient de débarquer et semble voir un mauvais film. Quelle est cette histoire de meurtre ? Comment personne n’a pu entendre quelque chose… quel est ce cinéma ?!?

La seconde partie nous fait basculé du coté d’Yvan Attal : comme lui on cherche à comprendre les réactions des quelques personnages entrevus ici et là (les 38 témoins servent comme titre de film mais vous n’en verrez pas tant), comme lui on ne sait comment réagir… cela me fait penser à toutes ces belles paroles prononcées aujourd’hui sur les « collaborateurs » pendant la guerre. Évidemment, on a envie de les détester mais c’est facile de dire ça bien assis dans son canapé en 2012… mais comment aurions-nous réagi en 1942 ? Est-ce que les grands principes tiennent dans des situations exceptionnelles ? Allez savoir…

Là aussi, nous avons envie de comprendre pourquoi les voisins « n’ont rien entendu », de voir où commence la lâcheté et où s’arrête l’instinct de survie… car finalement la situation est un peu plus grave dans le film mais quand quelqu’un se fait agresser dans le métro dans un wagon plein, est-ce que les gens bougent plus ? Quelle devrait être l’attitude de la justice dans ces cas là ? doit-on obligé les gens à réagir ? La partie judiciaire du film, réduite à la portion congrue permet de poser la question et d’avoir une esquisse de réponse...

Bref, ces « 38 témoins » ne sont pas inoubliables mais c’est typiquement le genre de film qui fait réfléchir, qui ne s’oublie pas une fois sortie de la salle et j’apprécie cela. Lucas Belveaux réussit de belle manière le traitement de cette histoire qui sort des sentiers battus … tout en donnant, malheureusement, le sentiment d’être parfaitement ordinaire.
.O.

Première :
¤ ¤ ¤
 
Studio / Ciné Live :
# # # # (+)
.O.
La première excellente idée de Lucas Belvaux est de débuter cette parabole sur notre propension à la lâcheté collective sous l'angle, apparemment secondaire, d'une histoire d'amour. Car, en regardant la manière dont ce fait divers et la loi du silence qui l'accompagne ont des répercussions sur la sphère intime et amoureuse, et comment ils sèment doutes délétères et questionnements irréversibles, il évite d'emblée le piège du récit théorique ou du jugement. Puis, en élargissant peu à peu le cadre et en multipliant les points de vue grâce à de nouveaux personnages, Belvaux distille une ambiance sublimement anxiogène et met en lumière, par de brillantes idées de scénario et de mise en scène, l'ambiguïté du témoignage et le double langage de l'image. Détournant habilement la piste du thriller, simple prétexte ici, pour dresser le portrait tranchant et préoccupé des dérives de l'individualisme moderne. 
.O.

Ajouter un commentaire

Votre note :

0
1
2-
2
2+
3
4
Nom :
E-mail :
Votre site web :
Titre :
Commentaire :
:)   :)
:(   :(
:grr:   :grr:
?!?   ?!?
Veuillez recopier ce code (4 lettres) :

Retour Accueil