17 filles

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Réalisateur :
  Muriel et Delphine COULIN
Acteurs :
  Louise Grinberg, Juliette Darche, Roxane Duran, ...
     
Genre :
  Comédie dramatique
Durée :
  1 h 25
Date de sortie :
  14/12/2011
Titre original :
  17 filles
 
Note "critique" :
  2,66
 Classement 2011
  53 / 104

Résumé :
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Dans une petite ville au bord de l'océan, dix-sept adolescentes d'un même lycée prennent ensemble une décision inattendue et incompréhensible aux yeux des garçons et des adultes : elles décident de tomber enceintes en même temps.
.O.

Xavier
@ @ (-)

.O.
15/12/2011
Le sujet était intriguant, la caution "histoire vraie" étant, une fois n’est pas coutume, parfaite pour titiller la conscience du spectateur et le laisser s’interroger sur les réelles suites de ce fait divers qui s’est déroulé aux USA (ça vous étonne ?) il y a quelques années.

Sa transposition en France me faisait un peu tiquer car je ne pense pas que le pays où se passe l’histoire soit sans incidence sur le comportement de ces jeunes filles mais je restais ouvert d’esprit et j’étais curieux de voir ce que donnerait sa transposition à Lorient (ou ailleurs :-p ).

Le résultat est assez moyen, le film ne tenant que partiellement ses promesses : 17 filles enceintes dans le même lycée ? Point de départ d'une réflexion sur les attentes des jeunes des années 2010 ? Sur l’incompréhension d’une génération née avec les idées de mai 1968 et qui ne comprend pas ce désir d’enfant si jeune ? Sur les comportements de groupe et l’utopie/la dépendance qui va avec ?

Cela aurait pu mais le film se contente de brosser un portrait assez superficiel de ces 17 filles. D’ailleurs, elles ne seront que trois à tenir le haut de l’affiche : la « chef », la « petite dernière » et « l’autre »… les 17 seront par contre sur le même modèle physique, la seule « différente » ressemblant à Sylvie Testud jeune... Vive la diversité !

Coté adulte, on aura un proviseur dépassé, des profs qui nous font une réunion de crise qui correspond à un tour de table évoquant la « situation » mais sans aucun développement des arguments avancés par les uns et les autres, des parents qui seront soient « trop présents » soit « complètement absents » ce qui, en terme de juste milieu, n’est pas très convaincant.

L’infirmière scolaire (qui fume dans son bureau en compagnie d’une élève ? mais bien sûr… ) ne fait pas mieux et c’est finalement le personnage du frère de la meneuse qui est le plus intéressant malgré sa faible présence à l’écran. Avec lui se pose la question de ce que les jeunes attendent aujourd’hui de la vie ? Partir à l’armée avec un nounours que l’on fait poser à coté de fusils mitrailleurs ?

Autre sujet de questionnement, totalement occulté dans le film, la réaction des garçons, car il y a bien des pères (17 ou moins…) qui sont laissés totalement en dehors de cette utopie collective… on prend les allocations et on peut toutes vivre ensemble disent ces gamines ? Drôle d’image de la vie comme si avoir un enfant était un métier qui rapportait et la présence d’homme inutile dans le développement de l’enfant et l’épanouissement de la troupe…

Pleins de questions qu’il aurait été intéressant de développer mais qui resteront en suspens les réalisatrices préférant filmer leur petit groupe de filles qui divaguent gentiment sans chercher à aller plus loin (les péripéties avec la petite dernière étant parfaitement inutiles). Bref, une fois encore les scénaristes ont raté leur boulot et cette pseudo peinture de l’adolescence au sortir des années 2010 est sympathique mais bien trop superficielle pour vraiment convaincre. Dommage.
.O.

Première :
¤ ¤ ¤
 
Studio / Ciné Live :
# # # (+)
.O.
Bien qu'elles lancent des pistes, les deux cinéastes évitent l'écueil du trop explicatif. Elles peignent l'adolescence (l'amitié, la soif d'absolue...) avec justesse. Avec émotion. Et avec cette même rage que la chanson d'Izia qui clôt le film. 
.O.

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