No et moi

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Réalisateur :
  Zabou BREITMAN
Acteurs :
  Zabou Breitman, Bernard Campan, Nina Rodriguez, ...
     
Genre :
  Drame
Durée :
  1 h 45
Date de sortie :
  17/11/2010
Titre original :
  No et moi
 
Note "critique" :
  2,86
 Classement 2010
  30 / 123

Résumé :
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xx
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Lou, 13 ans, deux ans d'avance, pas d'amis, une mère qui n'a pas fait son deuil d'un bébé décédé. Pour faire un exposé sur les SDF, Lou rencontre No, 18 ans, et se prend d'affection pour elle au point de la ramener à la maison. A travers une amitié inattendue, le choc de deux mondes.
.O.

Xavier
@ @ (+)

.O.
28/11/2010
J’avais lu des critiques assez mitigées, notamment sur Julie-Marie Parmentier (découverte toute petite dans « les blessures assassines » il y a… 10 ans !) mais l’extrait, accrocheur, et le thème du film en général m’intéressaient.

La bande annonce donnait envie de voir ce film au sujet casse-gueule : il faut dire que le plaisir de retrouver Julie-Marie Parmentier associé à une réalisatrice reconnue laissait présager d’un film, ne se vautrant pas dans les bons sentiments, déconnecté de la réalité.

Le résultat est bizarre, avec des scènes qui arrivent à lancer la réflexion et d’autres qui font vraiment sur-jouées… Il faut dire que prendre le point de vue d’une gamine de 13 ans surdouée n’est pas le meilleur moyen de rendre le film « attirant ». Le début, très scolaire, fait craindre l’exposé « somme » accompagné de réflexions sur « la vie et le monde » assené

par une mouflette qui n’a pas grande expérience… ajoutez à cela une famille frappée par un drame relativement récent et vous obtiendrez tous les ingrédients pour faire un film indigeste.

Pourtant, le film est loin d’être raté, à l’image de sa sélection musicale qui balaie un spectre impressionnant de genres, touchant obligatoirement à un moment donné un morceau qui vous parlera plus que les autres.

Coté histoire, le film évite de nous sortir la belle histoire sans aspérité mais avouez que tout le monde n’a pas une pièce en plus chez lui pour accueillir quelqu’un, ni un ami qui a un appartement de 110 m² pour lui tout seul… malgré tous ces « avantages », on sent que l’équilibre est fragile et que les envies de monde meilleur de la petite auront du mal à tenir.

D’un autre coté, Zabou Breitman et Bernard Campan sont un peu délaissés, le point de vue restant essentiellement celui de l’enfant ce qui est dommage pour le film : si le « retour à la vie » de la maman m’a paru très « facile », le point de vue du père, plus méfiant sur la renaissance de No et sur la difficulté à se réadapter à une vie « normale » auraient été intéressants à développer.

Au lieu de cela, on a une histoire d’amour entre les deux lycéens et si la dernière scène du film n’était pas si réussie, je serais sorti assez dépité de la salle… heureusement, cette porte qui s’ouvre, ces bras qui accueillent et le message qui va avec montrent toute l’importance dans une vie de quelques choix, de quelques certitudes, et comment de toutes « petites » choses peuvent amener vers des destins diamétralement opposés.

Bref, ce « No et moi » a beaucoup de défauts mais suffisamment de qualités pour mériter d’être vu… il ne vous changera pas les idées après une journée de boulot pourrie, il ne fera pas changer le monde, mais il vous fera surement réfléchir, comme cela a été le cas pour moi, sur ces SDF qui sont à la fois si nombreux et pourtant « invisibles » la plupart du temps (réfléchissez à votre parcours quotidien, au moins sur Paris, vous verrez). On se dit qu’on est assez démuni face à ce phénomène et qu’en effet, se retrouver à la rue peut se faire à des vitesses insoupçonnées ce qui est assez flippant. Brrr… non, ce film ne laisse pas indifférent et c’est son grand mérite donc je vous le conseille.

P.S. : La gamine est au lycée Jacques Decour dans le film, annoncé comme étant « dans le marais »… pas de bol, c’était « mon » lycée et, à part en filmer l’entrée, tout le reste est filmé ailleurs… dommage, j’aurais bien voulu savoir si il a été rénové car les salles étaient vraiment dans un état déplorable il y a 10 ans…
.O.


Première :
¤ ¤ ¤
 
Studio / Ciné Live :
# # #
.O.
 Le film aurait pu virer larmoyant, or son émotion procure de l'espoir et de l'énergie, intelligemment insufflés par Zabou Breitman.
.O.

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