Armadillo

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Réalisateur :
  Janus METZ
Acteurs :
 
     
Genre :
  Documentaire
Durée :
  1 h 40
Date de sortie :
  15/12/2010
Titre original :
  19/12/2010
 
Note "critique" :
  3,33
 Classement 2010
  8 / 123

Résumé :
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Afghanistan, Camp Armadillo, première mission de Mads et Daniel, deux soldats danois. Au fil des jours, les derux hommes voient leur idéalisme laisser place à la paranoïa, à la peur, au cynisme. Une plongée dans la réalité de la guerre, par une équipe exceptionnelement autorisée à suivre et à filmer une unité de combat.
.O.

Xavier
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.O.
Je n’avais pas eu l’occasion de voir la bande annonce de ce film mais le sujet m’intriguait, tout comme un des (rares) commentaires lu sur le forum d’Allociné disant que le film pouvait passer pour un n-ième film de guerre avec ses grosses ficelles et ses moments plus subtile… jusqu’à ce qu’on apprenne, en lisant des informations sur le film, que c’était un documentaire et non une œuvre de fiction, ce qui donnait une toute autre perspective aux images vues.

Je comprends parfaitement ce commentaire car le film est étonnant : alors qu’aujourd’hui la grande mode est de nous faire suivre l’action caméra à l’épaule avec une image « moche » (pour faire plus réaliste ?) nous avons, ici, des plans magnifiques et des images dignes d’un « vrai film ».

C’est d’ailleurs ce qui créer le doute (et l’intérêt) de cet « Armadillo » : la multiplicité des images montre que l’armée a collaboré (sinon comment expliquer ces images de tir aérien ou de drones ?) mais le réalisateur ne nous sert pas une version aseptisée de ces 6 mois en Afghanistan et nous sommes loin des pubs que l’on voit en France pour le recrutement dans l’armée (et son slogan « devenez-vous même »).

Pourtant, le réalisateur ne se pose pas en donneur de leçon et si le montage des images filmée est loin d’être anodin, il ne doit pas être si éloigné de la réalité : par exemple, lorsqu’on voit au début du film des parents qui disent « en revoir » à leur enfant sans aucune certitude de les revoir… scène presque « banale » pour tous les militaires, mais qui vous fera obligatoirement un frisson dans le dos : vous pourrez mettre les meilleurs acteurs du monde, aucun n’arrivera à récréer cette sensation, cette horreur que doivent ressentir des parents dans ces moments là.

La suite est du même topo : pour certaines scènes, on se croirait tout droit sortie d’un film « classique » de guerre, mais la réaction d’un soldat qui se prend une balle, son regard quand il reçoit les premiers secours, tout cela rappel que l’on a des humains en face de nous et non des héros de jeu vidéo ayant un nombre de vie illimité : c’est ce que semble se dire le soldat, loin de toute forme d’héroïsme : merde, mais comment en suis-je arrivé là et qu’est-ce que je vais devenir…

On pourra regretter de ne pas savoir d’avantage quelles sont les conditions de l’engagement de ces hommes « volontaire » (notamment ce Mads, qui semble encore plus perdu que les autres), de savoir si tous les hommes qui apparaissent à l’écran font partis du même programme… de nombreux points qui aideraient à mieux comprendre ces soldats qui apparaissent tellement éloignés des Rambo et autres stars de films d’action.

On peut aussi appuyer le choix du réalisateur qui nous montre des tranches de vies avec le moins d’informations possible sur « l’avant » et « l’après » guerre. Ainsi, on ne peut disserter que sur ce qu’on voit et le discours du responsable du camp sur les évènements que nous avons vu (et que ces hommes ont vécut), oblige à remettre en perspective le jugement que l’on peut porter quand on est bien confortablement assis dans son fauteuil de cinéma. Mais quand même... cette expédition finale était motivée par quel but ? pourquoi les hommes étaient choisis sur la base du volontariat ? des questions pas anodines dont on aura jamais la réponse...

Bref, « Armadillo » mérite largement son « prix de la semaine de la critique » à Cannes car après l’avoir vu, vous aurez nécessairement envie d’en discuter avec les amis avec qui vous êtes allé au cinéma, de réfléchir à ce qui fait qu’on envoie des hommes dans des pays dont on a renversé le pouvoir… en leur disant qu’ils doivent « maintenir la paix » ce qui consiste à faire de la présence, se faire canarder et… ne pas spécialement aidé une population qui se retrouve coincée dans une situation inextricable. Cela rappel des guerres plus anciennes… cela voudrait-il dire que l’on ne tire aucune leçon du passé ? Il faut croire….
.O.


Première :
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Studio / Ciné Live :
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.O.
Janus Metz est parvenu à capter l'humain dans ce qu'il a de plus intime. La force et l'intelligence de son propos n'ont d'égal que la perfection de ses images, aussi terrifiantes que subjugantes. Armadillo n'est pas plus un simple documentaire qu'un état des lieux de la situation en Afghanistan. Il est beaucoup plus. C'est un regard sur la guerre au sens le plus large qui soit, et peut-être bien l'un des plus éclairés qu'il nous ait été donné de voir. 
.O.

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