Harvey milk

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Réalisateur :
 

Gus Van Sant

Acteurs :
 

Sean Penn, Josh Brolin, Emile Hirsch

     
Genre :
  Drame
Durée :
  2 h 10
Date de sortie :
  04/03/2009
Titre original :
  Milk
 
Note "critique" :
  3,50
 Classement 2009
  15 / 111

Résumé :
.O

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San Francisco, les années 70. Harvey Milk, 40 ans, devient le premier homme politique ouvertement homosexuel, avant d'être assassiné en 1978. Par le réalisateur de "Elephant", le combat d'un homme à travers son parcours politique courageux, son histoire d'amour ratée, sa quête d'identité. Sean penn, sacré meilleur acteur pour ce rôle aux Oscar 2009.
.O.

Xavier
@ @ (+)

.O.
14/03/2009
Alors voilà le film qui a permis à Sean Penn de piquer l'oscar du meilleur 1er role masculin à Mickey Rourke pourtant exceptionnel dans "The Wrestler" ? Si il faut reconnaitre la performance de Penn, je l'aurais personnelement donné à Mickey Rourke qui porte a lui seul "The Wrestler" alors que Penn est diablement bien entouré dans ce film.

J'avoue que je n'étais pas particulièrement attiré par le pitch du film qui nous annonçait un petit cours de rattrapage sur "l'histoire des homosexuels aux USA dans les années 70 : du placard au sommet avec Harvey Milk". Il faut dire que les coming-out de nos hommes politiques (Delanoë il y a 10 ans, Karoutchi plus recemment... ) ont le dont de me laisser complètement froid : leurs orientations sexuelles ne m'intéressent pas et, si je pourrais être admiratif devant leur courage, je trouve qu'il se developpe bien trop souvent en période électorale, cette décision s'intégrant souvent dans un plan de communication savamment préparé qui décridibilise un peu le coté "cri du coeur".

Je craignais que le film idolatre H. Milk, joyeux drille croquant la vie à pleine dent persécuté par de méchants pas beaux. Le début du film, nous annonçant directement la fin du bonhomme, Milk mourrant assassiné à la Mairie n'était pas très rassurant mais bon, le film durant deux bonnes heures, il fallair voir comment Van Sant allait boucler la boucle.

La première demi-heure qui nous montre les premiers echecs politiques ne m'a pas franchement convaincu... et je me demandais ou Van Sant cherchait à nous emmener. La reponse arrivera dans la seconde partie du film : c'est le portrait d'une lutte politique que nous fait le réalisateur plus qu'un portrait des homosexuels des années 70 : comment peut-on faire gagner ses idées et faire que "90% des gens laissent tranquille les 10% qui ne sont pas comme eux" ? question intéressante qui montre aussi l'avènement du lobbyong en politique pour le meilleur (ça marche) mais aussi pour le pire (ça peut marcher pour n'importe quoi !).

Toute la seconde partie du film, qui se penche sur les intrigues et autres coups-fourrés réalisés pour atteindre le but suprême est une passionante chronique de ce petit micro-cosmos ou il faut ménager en permanence la chèvre et le choux dans l'espoir de manger les deux à la fin. Pour que la bataille soit intéressante, il fallait de "bons" adversaire qui ne tomberaient pas dans la caricature du "casseur de PD" : le plus simple ? prendre des images d'archives de la campagne d'Anita Bryant qui apportent une caution "INA" imparable et montrent, au passage, le discours des années 70 qui fera halluciner n'importe quel adulte des années 2000. Outre cette adversaire nationale, il fallait quelqu'un de "local" et c'est un conseiller municipal (enfin l'equivalent) qui a les traits de James Franco qui s'y colle de façon convaincante.

Une fois ces deux personnages bien présentés, la "guerre" peut commencer et Van Sant s'amuser à mélanger images d'archives et reconstitution pour renforcer avec finesse le discours de son film.

On pourra regretter une fin très théatrale et peu subtile mais au final le réalisateur à réussit son pari : bien qu'un peu inégal, Milk fera partie des "bons films" de l'année 2009 et gagnera peut-etre son troisième à en fin d'année ;-)
.O.


Première :
¤ ¤ ¤ ¤
 
Studio / Ciné Live :
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.O.
Harvey Milk est un film essentiel. Pour tous ceux qui ont oublié (ou jamais su) qu’on pouvait frapper des gens parce qu’ils étaient homosexuels. Pour tous ceux qui n’imaginent pas qu’une loi a dû être votée pour que des profs qui aiment des hommes puissent continuer à enseigner. Pour tous ceux qui ne croient plus (ou n’ont jamais cru) à la politique. Un film dont on ressort ému et plus instruit.
.O.

Posté le : 15.04.2009
Auteur : Yann
Note :
J'en attendais trop
Outre le côté historique du film, ce qui m'a surtout poussé à aller le voir, c'est son réalisateur. Malheureusement, je pense que j'en attendais un peu trop, et j'ai été un peu déçu par la réalisation : rien de très original de ce côté-là, hormis l'intégration, très bien dosée à mon goût, d'images d'archives.

En dehors de ça, les acteurs sont globalement très bons, et le sujet est bien traité. Comme tu dis, on ne nous fait pas un portrait des homosexuels des 70's ; on nous montre plutôt la bataille d'une minorité "invisible" - au sens où l'on peut s'en cacher, par opposition à la minorité noire, par exemple, qui s'est aussi beaucoup battue pour ses droits.

Le résultat est très intéressant, tant sur le plan historique que politique (je te donne ma voix contre les crottes de chien, tu me donnes la tienne contre les lois anti-gays).

En résumé, ce doit bien être la première fois que je suis autant d'accord avec toi, cousin. Je plussoie point par point ton commentaire (sauf pour l'oscar à Mickey Rourke, puisque je n'ai pas vu "The Wrestler").


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