Che - 1ère partie : L'Argentin

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Réalisateur :
  Steven SODERBERGH
Acteurs :
  Benicio Del Toro, Demian Bichir, Santiago Cabrera, ...
     
Genre :
  Historique
Durée :
  2 h 05
Date de sortie :
  07/01/2009
Titre original :
  Che: Part One
Note "critique" :
  2,33
 Classement 2009
  101 / 111

Résumé :
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Novembre 1956 : Fidel Castro embarque pour Cuba avec des volontaires, pour mettre à bas le régime du dictateur Batista. A ses côtés, Ernesto Guevara, un argentin surnommé le "Ché", qui se lance dans la guérilla. Un récit entrecoupé de retours en arrière sur l'expérience cubaine du révolutionnaire.
.O.

Xavier
@ et @@

.O

 

Voilà donc la « biopic » du Ché qui a fait tant parler d’elle à Cannes en mai dernier avec, notamment, certains journalistes faisant la queue 4h avant le début de la projection pour voir ce film monumental (au sens premier du terme, puisque le film, projeté dans son intégralité, durait 4h20), qui devait donner le prix d’interprétation masculine à Benicio Del Toro à coup sur.

Résultat ? Benicio a eu le prix, mais il parait que le nombre de personnes ayant déserté la salle au bout de deux heures était supérieur à 50% et, à la vision de cette première partie, j’arriverais presque à les excuser tant cette première partie est longue et inintéressante.

De mon côté, je n’ai pas fait 3h la queue mais, avec Amandine et Antoine nous avions le droit au « petit » Rex, avec un grand râleur devant nous (car oui, nous discutions pendant les pubs… la honte !) et un père et ses deux gamins d’une dizaine d’années qui se sont encore plus enquiquinés que nous pendant le film, et ont dû bien taper sur le système du grincheux de devant en faisant bouger leurs fauteuils. :D

Hum, c’est vrai que je suis là pour parler du film qui nous montre un Che Guevara asthmatique (vu le nombre de fois où il tousse et nous la joue « je vais pas tarder à mourir, où est ma ventoline », si vous n’avez pas noté ce détail c’est que vous êtes aveugle…), qui crapahute dans la forêt avec ses petits amis et nous fait une « guerre propre » ou, en tout cas, réfléchie : pas de paysans enrôlés dans son armée s’ils ne savent pas lire et écrire, pas de gamins qui n’auraient pas 18 ans, pas d’appropriation des biens des autres, etc… Notre médecin de campagne soigne donc les blessures du cœur et de l’âme et mène toute sa petite troupe à la conquête de l’ouest, sûr de son fait.

Why not, mais en occultant toute la partie « pré départ à Cuba », on ne comprend pas comment cet argentin s’est retrouvé là… On ne verra pas plus son arrivée à La Havane, le film s’arrêtant avant… On a donc comme morceau de bravoure, la prise de la ville avec son fameux train qui déraille et ses batailles de rue qui m’ont fait plus penser à « Tintin » qu’au « soldat Ryan ». Au passage, le running gag du « attention, tu es à découvert » et paf, le gars se fait shooté est assez déprimant… peut-être est-ce pour nous montrer le coté amateur de ces soldats, mais se montrer sur la terrasse d’une maison alors qu’il y a des snipers partout ou se lever sur le champ de bataille plutôt que de ramper, bah ça pardonne pas, et pas besoin d’avoir fait « Saint-Cyr » pour s’en douter.

Bref, vous l’aurez compris, je n’ai pas beaucoup accroché avec cette première partie et je la déconseille vivement… mais, par conscience « cinéphagique » (ça doit pas se dire mais ce n’est pas grave), je suis quand même allé voir le second volet et j’ai été agréablement surpris. Il faut dire que je retrouvais Bercy et sa V.O. (car entendre des espagnols, des américains, etc… parler tous français est vraiment déplaisant), et cette virée en Bolivie du Che est un vrai fiasco !

Le Che était légèrement mégalo, on le savait via la partie 1 lorsqu’il disait, au début du film, que si ça marchait à Cuba, il ferait en sorte d’étendre ça à toute l’Amérique du Sud… Le voilà donc en action après une belle ellipse, puisqu’on apprendra qu’il a une femme et 5 enfants, mais qu’il a quand même eu l’envie de revenir aux affaires.

Bizarrement, la construction de cette seconde partie m’a moins plu que celle de la 1 ère, même si le film, au final, m’a paru meilleur. Il faut dire que cette fois, Soderbergh nous sort son calendrier en nous mentionnant depuis l’arrivée du Ché en Bolivie les jours, montrés à l’écran ; et les numéros du loto sont : 1, 56, 65, 100, 159, 169, 219, 236, 270, 280, 302, 324, 328, 334, 340 et enfin le 341 ! 16 épisodes pour nous conter un fiasco qui, si l’on prend la théorie de Soderbergh, vient du fait que les boliviens n’aiment pas les étrangers et que les politiques n’appuyaient pas son mouvement…

J’avoue que je ne sais pas trop quoi en penser car si le diptyque permet de montrer deux trajectoires radicalement opposées, on ne possède pas les conditions initiales de chaque expérience qui permettrait de comprendre le « pourquoi » de la réussite ou de l’échec… Je reste donc perplexe après la vision de ces deux films, et je n’ai pas vraiment l’impression de mieux connaître la vie d’ Ernesto Guevara, si ce n’est de savoir qu’il a participé à deux tentatives de coup d’état, en a réussi une, et est mort dans la seconde. C’est un peu mince pour 4h10 de pellicule je trouve….
.O.


Première :
¤ ¤ ¤
 
Ciné Live :
# # #
.O.
Steven Soderbergh montre une image très positive de Guevara, plus en phase avec le culte qu’il a engendré qu’avec les complexités de l’histoire vraie. Un choix finalement payant, cinématographiquement parlant.
.O.

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